Trois concurrents, une politique.

Publié le par POI Montpellier

Trois concurrents, une politique.
 
A cette étape de la campagne, il me semble nécessaire de clarifier les enjeux de la campagne.
 
Philippe Saurel (ex PS) vient d’indiquer qu’il ne s’allierait ni avec le PS, ni avec l’UMP. Il a dénoncé  « "le monopole" constaté à Montpellier en matière d’attribution de logements sociaux, les "méthodes staliniennes" permettant de faire main basse sur l’électorat ».
C’est cette radicale critique de certains aspects de la gestion de Montpellier qui fait que, parti seul, Saurel est aujourd’hui en passe de se maintenir au second tour, surfant sur le rejet généralisé de la politique de Hollande et de ceux qui s’en font le relais.
 
Certes, il y a de ce fait, trois prétendants au siège de maire de Montpellier. Mais une question se pose : pour faire quoi ?
 
Des trois candidats, pas un seul n’informe la population des conséquences pour notre ville de la décision du gouvernement de financer le pacte de responsabilité et la destruction de la branches des prestations familiales par une économie de 10 milliards sur les communes et département, 50 milliards sur le budget de l’état (donc sur le dos des hôpitaux, des écoles, des postes…)
 
Des trois candidats nous étalant des projets alléchant et des promesses en tout sens, pas un n’indique que demain, si la Métropole voit le jour, toutes les compétences vont basculer à cette entité, gérée par les cabinets d’audit et les patrons locaux.
 
Il semble qu’il y  a un aspect irréel dans cette campagne : tous, et en particulier les trois, font comme si cela n’existait pas.
 
Revenons sur terre : les vrais combats sont ceux qui permettront de faire échec au pacte responsabilité et à la Métropole.
 
Ils ont d’ailleurs commencé à se mener, preuve qu’il est possible d’organiser la résistance et de gagner !
Annie Salsé

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