Tract POI sur la rentrée scolaire

Publié le par POI Montpellier

16 000 enseignants en moins pour 70 000 élèves de plus en cette rentrée !

Voilà ce que signifie le paiement de la dette et la réduction des déficits !

 

Au nom de la réduction des déficits publics, 130 000 postes de fonctionnaires ont été supprimés en quatre ans, autant d’emplois stables qui disparaissent pour nos enfants. Les conséquences sur leurs conditions d’études en cette rentrée sont effroyables :

 

Dans les écoles de l’Hérault, 67 fermetures de classes (pour seulement 52 ouvertures),  pour 1 000 élèves de plus :

  • Jusqu’à 32 élèves par classe en maternelles (Boujan-sur-Libron, Saint-Thibéry)
  • Le taux de scolarisation des 2 ans s’est effondré à moins de 5%, et maintenant  de nombreux enfants de 3 ans ne trouvent plus de place en maternelle ; leurs parents sont obligés de les inscrire une année supplémentaire en crèche.
  • Ils sacrifient tout ! Même les enfants les plus vulnérables, qui n’auront plus droit à l’aide des enseignants spécialisés (Rased) et dont toute la scolarité va être saccagée !

 

Dans les collèges de l’Hérault : 23 postes supprimés pour 625 élèves en plus !  Dans les collèges CLAIR, l’autonomie et l’expérimentation permettent de bourrer les classes et de baisser les heures de cours (29 élèves par classe au collège Kraft de Béziers et -1/2 h en anglais en  6°)

 

Avec la réforme des lycées :

  • c’est 34-36 élèves par classe en seconde et première ; c’est 5,5 heures d’enseignement par semaine en moins dans certaines classes de première dès cette rentrée ; ce sont des établissements  complètement désorganisés : au lycée Henri IV de Béziers, 118 emplois du temps différents pour 478 élèves de seconde.
  • 90 postes de surveillants sont supprimés dans l’académie, des collègues précaires sont licenciés ;
  • Toutes ces suppressions de postes sont liées aux contre-réformes (mastérisation, réforme des lycées et des STI…) qui suppriment toujours plus d’heures de cours

 

« Je dis non à vos revendications, car il faut payer les intérêts de la dette »

(l’inspection d’académie)

 

Que répond l’Inspecteur d’académie aux 1 000 manifestants, instituteurs et parents,  qui le 8 mars 2010, ont exigé l’annulation de toutes les fermetures de classe ? Que répond-il aux délégations de chaque collège et  lycée de l’Hérault qui ont défilé au rectorat pour exiger la restitution de tous les postes, des heures de cours et des options supprimées ? : « Je dis non à vos revendications, car le service  de la dette est de 45 milliards d’euros, en tout ça pèse pour 85 milliards dans le budget, contre 60 milliards pour l’EN qui n’est plus le premier budget de la nation. Nous devrions nous satisfaire, car dans d’autres pays, ils suppriment d’un coup 10 fois plus de moyens. Savez-vous que vos salaires ne sont assurés que jusqu’à fin août ? »

 

Au nom du paiement d’une dette qui n’est pas la notre, ils voudraient sacrifier nos enfants ! Au nom de la dictature des déficits,  ils voudraient nous faire renoncer à nos revendications !

 

La scolarité de nos enfants ne doit pas être sacrifiée pour payer une dette qui n’est pas la nôtre

Payer la dette ou instruire les jeunes générations, il faut choisir !

 

Force est de constater que la rigueur que nous subissons fait l’objet d’un consensus droite-gauche : François Hollande veut « faire voter au lendemain de la présidentielle une loi de programmation qui respectera nos objectifs européens de réduction des déficits » (JDD, 21 août). Et quand Châtel s’en prend aux missions des professeurs définies par les décrets de 1950, est-ce le rôle de Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, de déclarer qu’il faut « d’abord fixer des objectifs, puis voir s’il faut modifier pour cela le décret » ? Quant à Martine Aubry, elle entend négocier « avec les enseignants un nouveau contrat ». Il s’agit, selon elle, « d’adapter leur métier aux besoins ».

Une question se pose donc : n’a-t-on comme unique perspective que d’attendre la présidentielle de 2012, pour voter pour des candidats qui annoncent dès à présent qu’ils paieront la dette et qu’ils réduiront les dépenses publics ?

Pour le POI, la réponse est claire : ici et maintenant, aucun consensus avec le gouvernement, toutes les revendications des parents et des enseignants sont légitimes ! Ni moratoire, ni paiement, ni report : Annulation de la dette !

 

Mettre le doigt dans l’engrenage du paiement d’une dette qui n’est pas la nôtre (voir ci-dessous), c’est aider l’Union européenne et le gouvernement à imposer l’austérité !

Annulation de la dette ! Ni remboursement, ni audit, ni moratoire !

Ce n’est pas à nous de payer pour les banques !

Aucun consensus pour la réduction des déficits publics !

Dehors les plans de l’Union européenne et du FMI

Unité pour l’annulation des suppressions de postes et de classes à la rentrée 2011 !

 

 

En Grèce, en Angleterre, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Allemagne, en Irlande, en France… les travailleurs refusent l’union sacrée et cherchent la voie de l’action unie pour défendre les acquis sociaux. Voilà pourquoi des militants ouvriers qui organisent la résistance dans ces pays prendront la parole au meeting internationaliste du 1er octobre, à Paris, où ils feront ensemble des propositions d’action commune.

 

 

 

 

 

 

 

Et le « front de gauche » ? Et le NPA ?

Le 17 juillet 2011, le PCF, le PG et le NPA signent un texte commun qui fait une proposition au sujet de la dette : « Il faut exiger aujourd’hui un moratoire et des audits citoyens sur les dettes publiques ». N’est-ce pas justement ce que propose la Banque Centrale Européenne : vérifier ce qui doit (et peut) être rembourser et ce qui ne doit pas l’être ?

Annuler la dette ou discuter de son paiement : il faut choisir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lu dans « Informations Ouvrières » :

D’où vient la dette de l’Etat ? (extraits)

De toute part on nous dit « il y a le déficit, il y a la dette, il faut réduire les dépenses publiques ». Mais cette dette est entièrement fabriquée en 30 ans au bénéfice des capitalistes. Quelques faits :

- Le taux maximum de la tranche d’impôt sur le revenu est passé de 65% en 1986 à 50% en 2000 sous Jospin et à 41% aujourd’hui.

- Le taux de ‘l’impôt sur les sociétés a été baissé de 50 % à 33 % en 1993 par Bérégovoy.

-  L’Etat paye à la place des patrons taxes et cotisations sociales : la taxe professionnelle, réduite par Strauss Kahn en 1999 et supprimée par Sarkozy, donne lieu à compensation par l’Etat de 15 milliards d’euros par an aux collectivités locales.

-  Le plan d’aide aux banques et aux grandes entreprises ont fait exploser la dette et le déficit. De 2007 à 2009, on passe de 51 à 142 milliards de déficit, et de 1212 milliards de dette à 1700 milliards !

- Résultat : les recettes de l’Etat en, 1982 représentait 22,5% du PIB, contre 15,1% en 2009. Les 7,4 points de PIB représentent 142 milliards d’euro, soit l’équivalent du déficit ! Les différentes exonérations pour les plus riches et le patronat s’élèvent à 100 milliards d’euros par an. Et les intérêts de la dette payés par l’Etat  aux banques, que le contribuable a renflouées, s’élève à 45 milliards d’euros, l’équivalent de l’impôt sur le revenu !

Pour résister, chaque semaine lisez Informations Ouvrières !

 

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