Tract POI Montpellier sur la Poste, 29.09.09

Publié le par POI Montpellier

Alors que plus de 2 millions de personnes se sont mobilisées contre la privatisation de la poste…

comment comprendre que le comité « votation » qui réunit certains partis (PC, PS, NPA, PG…) refuse d’appeler à une manifestation nationale pour faire reculer le gouvernement ?

 

Le 3 octobre, les partis réunis dans le comité « votation, pour un référendum sur l’avenir de la poste », ont organisé une consultation. Résultat : 2 millions de personnes se mobilisent pour dire « non à la privatisation ! ». Les élus, les postiers, les citoyens de ce pays se posent la question : « et maintenant ? »

 

Ce comité, loin de répondre positivement à la proposition de manifestation nationale pour le retrait[1], propose… l’envoi de cartes postales à Sarkozy pour lui demander de bien vouloir organiser un référendum. Référendum, dont Jean Marc Ayrault, président du groupe PS de l’assemblée, explique : « le référendum sur La Poste est impossible ». Ainsi, le PS supplie Sarkozy d’organiser un référendum dans le cadre du comité « votation » tout en expliquant que celui-ci est « impossible » ! Rappelons que c’est l’avenir du statut des postiers et de la privation de la Poste qui est en jeu…

Ensuite, la « perspective » d’une « manifestation nationale » est « mise en discussion » pour le mois… de décembre, c'est-à-dire après le vote de la loi (source : http://www.appelpourlaposte.rezisti.org) !

Mais de qui se moque-t-on ? Est-ce ainsi qu’on va faire reculer le gouvernement ?

 

Ce gouvernement si sûr de lui, véritable rouleau compresseur contre les services publics et les acquis ouvriers pourrait reculer face à…des cartes postales ?

Qui peut croire cela ?

 

Ces mêmes partis (PC, PS, NPA, PG…) ne portent-ils donc pas la responsabilité de toute cette campagne de fausse opposition ? A quoi aura donc servi l’organisation de la « votation » ?

 

Pour sa part, le POI n’a eu de cesse d’engager le dialogue à tous les niveaux pour qu’une manifestation nationale puisse voir le jour. Aujourd’hui, plus que jamais : les partis qui ont pris la responsabilité de la « votation » peuvent faire reculer le gouvernement. Pourquoi ne le font-ils pas ?

N’est-ce pas à ces obstacles politiques que sont confrontés postiers, élus et citoyens ? Cela n’indique-t-il pas la nécessité de construire un authentique Parti Ouvrier Indépendant ?

 

Ouvrons la discussion !

Lisez Informations Ouvrières !

Adhérez au POI !


[1] Voir ci contre la lettre du comité de Roquebrun, soutenu par 6500 élus, qui avait proposé au comité votation : « Si, au lendemain du 3 octobre, le gouvernement maintenait sa décision de présenter son projet de loi de privatisation de la poste à l'Assemblée Nationale, ne pourrions nous pas, dans l’unité avec tous les partis se réclamant de la défense des acquis sociaux, organiser, ensemble une manifestation nationale de tous les élus et de la population pour le retrait pur et simple de ce projet de loi ? ».  Le comité de Roquebrun avait proposé une rencontrer d’une telle perspective.  Le comité « votation » n’a jamais répondu…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’où viennent les attaques contre les services publics ?

 

Le projet de loi annonçant la transformation de la Poste en société anonyme, ouvrant la voie à la privatisation (comme ce fut le cas pour EDF, GDF, France Telecom, avec les résultats que l’on sait), n’est autre que la transposition en droit français de la troisième directive. Cette loi s’intitule d’ailleurs : « « loi de transposition de la directive postale mettant fin au monopole de La Poste sur le courrier de moins de 20 grammes le 1er janvier 2011 »

Comme ce fut le cas pour les autres services publics, c’est l’Union européenne et le traité de Maastricht qui, au nom de la concurrence « libre et non faussée », imposent aux états la liquidation des services publics.

Le gouvernement prévoit d’ailleurs de mettre fin au monopole de la SNCF, du fait d’une directive européenne.

N’est-ce pas parceque l’ensemble des partis politiques officiels se refusent à rompre avec l’Union européenne, qu’ils sont également incapables de proposer la moindre initiative pour faire reculer le gouvernement ?

 



 

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