Tract POI/AJR du 10/05/2011

Publié le par POI Montpellier

Alerte !

Pendant que certains préparent la mascarade de 2012, le gouvernement prépare une réforme de la constitution afin d’y inscrire la rigueur permanente !

 

Au nom de la « réduction des déficits publics » dictée par l’Union Européenne, les pires attaques sont menées contre les conquêtes sociales et les services publics : 35000 lits d’hôpitaux supprimés en 5 ans, 16000 suppressions de postes décidées dans l’Education nationale, gel des salaires dans la fonction publique… le gouvernement veut inscrire ce principe dans la constitution !

 

Quelles conséquences pour les universités et la recherche publique ?

 

Alors que le gouvernement vient de supprimer 14 millions et 955 postes aux des universités, les Idex (Initiative d’excellence), les Labex et la « nouvelle licence » de Valérie Pécresse, mettent en place la soumission des étudiants, des personnels et de la recherche aux entreprises et groupes privés, la privatisation de l’université.

Pour obliger la population à payer les 45 milliards de dette contractée avec les marchés financiers et les 100 milliards d’exonération de charges sociales et fiscales du patronat, le gouvernement veut franchir un nouveau pas et imposer aux jeunes, aux travailleurs et à leurs organisations syndicales de renoncer aux revendications.

 

C’est un fait très grave : en plein mois de juillet, le gouvernement veut inscrire dans la constitution l’ « équilibre des finances publiques », autre terme pour désigner la « réduction des déficits publics ».

 

Donc, non seulement il décide le démantèlement et la privatisation de l’Université, mais en plus il voudrait nous interdire de s’y opposer puisque ce serait aller contre la constitution !

Revendiquer l’augmentation des salaires ? Inconstitutionnel !

Demander le maintien de toutes les filières, des diplômes, des heures de cours, des laboratoires, des postes, des statuts ? Inconstitutionnel !

Exiger la restitution des 955 postes de personnel supprimés dans les universités cette année ? Inconstitutionnel !

 

Privatisation des universités, réforme constitutionnelle, une question se pose :

comment cela est-il possible ?

 

Comment un gouvernement qui ne représente que 7% du corps électoral (l’UMP ayant rassemblé 17% des votants lors des dernières cantonales, soit 7% des inscrits !) peut-il se permettre de prendre de telles décisions et de présenter un tel projet de loi ? A quoi se heurte la résistance des travailleurs, des jeunes, qui voient leurs droits bafoués, si ce n’est au consensus entre la droite au gouvernement et les responsables du PS et du PCF qui majoritaires à la mairie de Montpellier, au département et à la région ont mené campagne pour faire aboutir le désastre que représente le projet Idex ?

N’est-ce pas ce même consensus que l’on retrouve à l’assemblée nationale où les députés de gauche se proclament défenseur de la « réduction des déficits publics », et où les représentants du PS déposent des amendements dans le cadre du projet de loi Sarkozy ?

Pour défaire cette union sacrée, pour briser le mur du silence autour de ce coup de force dicté par l’Union Européenne contre la démocratie, nous vous invitons à signer et à faire signer l’appel initié par le POI contre la réforme constitutionnelle (voir au dos). Sur Montpellier, 983 signatures ont été récoltées !

 

NON A LA REFORME CONSTITUTIONNELLE !

Signez, faites signer l’appel !

 

 

Il a osé…

Jérôme Cahuzac, président PS de la commission des finances de l’assemblée nationale, le 19 avril, au ministre de l’Economie, Christine Lagarde : « Je vous remercie, madame laministre, d’avoir confirmé que la politique de suppression d’un poste de  fonctionnaire sur deux sera maintenue. »

N’est-il pas clair, qu’au-delà des discours idéologiques, il y a un large accord entre les dirigeants de gauche et de droite sur la politique à suivre ? Et il faudrait attendre 2012 pour chasser Sarkozy en conservant sa politique ? Une discussion doit s’ouvrir !

 

Que voteront-ils, finalement ?

Que fera le PS lors du vote, prévu le 10 mai, de la réforme constitutionnelle ? Il a déclaré qu’il voterait contre (parce que le gouvernement n’aurait pas la « volonté politique » nécessaire !), tout en disant, en commission, qu’il ne le « voterait pas », ce qui n’est pas exactement la même chose… Le plus important, de toute façon, se déroulera,  éventuellement, après le passage au Sénat, lors du « Congrès » (réunion des députés et des sénateurs), en  juillet, où une majorité de 60 % est nécessaire. Rappelons que lors de la précédente réforme constitutionnelle de juillet 2008, le PS avait aussi annoncé  qu’il voterait contre. Il avait suffi du vote positif de Jack Lang, emmenant avec lui neuf autres députés PS, pour que le texte passe…

Publié dans Universités

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