Tract adopté par les adhérents lors de l’AG du 18 janvier 2011 du comité de Montpellier du POI

Publié le par POI Montpellier



14 375 enseignants en moins pour 70 000 élèves en plus !
Voilà ce que signifie le paiement de la dette
et la réduction des déficits publics !



Hausse des prix, augmentation des loyers, remise en cause de la Sécurité Sociale, licenciements … autant de mesures qui frappent durement les familles.  Et l’Ecole Publique est  la cible des  coups redoublés  portés par le gouvernement, au nom de la «  réduction des déficits publics » dictée par l’Union Européenne
Dans l’académie de Montpellier : la rentrée 2011,
ce sont 218 postes en moins pour 3 468 élèves en plus !
Le ministre Chatel vient d’annoncer qu’il entend supprimer 14 735 postes d’enseignants et d’agents administratifs dans les écoles, collèges et lycées  à la prochaine rentrée pour 70 000  élèves en plus.
Pour notre académie, la rentrée 2011 , c’est 95 emplois en moins dans le premier degré, 123  emplois d’enseignants  en moins dans le second degré , malgré une hausse  générale certaine des effectifs (+ 3468 élèves prévus par les services rectoraux ! ). Et 10 postes d’Administratifs en moins…
-Dans le Premier degré 24 emplois d’intervenants extérieurs (dont 11 dans l’Hérault) et 71 emplois d’enseignants du 1er degré (dont 28 dans l’Hérault) devraient être supprimés ;
-Dans le second degré, est programmée la suppression de 41 emplois ou postes dans les collèges (-23 dans ceux de l’Hérault), 43 dans les lycées,24 dans les LP, 6 dans les Zones de remplacement
Toutes ces suppressions de postes sont liées aux contre-réformes  (mastérisation, réformes des lycées et des STI…) qui suppriment toujours plus d’heurs de cours.

Comment les établissements publics pourront-ils fonctionner l’an prochain avec 218 postes en moins ?
C’est une véritable  mise à mort de l’Ecole publique qui est programmée dans un silence assourdissant de tous les futurs potentiels candidats à  l’élection présidentielle de 2012.
N’est‐ce pas un consensus qui ne dit pas son nom ?
Chacun d’entre nous peut déjà constater que, chaque jour, des centaines d’instituteurs et de professeurs
absents ne sont pas remplacés, que les enfants perdent des centaines d’heures de cours, que les enfants
handicapés sont dans les classes sans que les AVS auxquels ils ont droit ne soient recrutés…. A cela s’ajoute la disparition de centaines d’emplois d’EVS qui aident les directeurs  à faire fonctionner les Ecoles.
Dans le même  temps, le gouvernement Sarkozy‐Fillon verse 4 millions d’euros d’argent public à l’enseignement privé ! Et les responsables des collectivités territoriales dans notre Région ne sont pas en reste …
Le consensus droite -gauche ne s’arrête pas là. Aux coups directement portés par le gouvernement s’ajoutent les conséquences- déjà sensibles ou prévisibles-de la volonté politique partagée par les responsables de la plupart des dirigeants des collectivités territoriales ,qui inscrivent leur action dans le cadre de la réduction des déficits publics , donc  de la réduction des dépenses publiques , et de l’augmentation des impôts locaux.  Qui ne voit , par exemple, qu’en ne remettant nullement en cause , mais en acceptant totalement le  remboursement d’ une dette qui se monte à 300 millions d’euros pour 2010  le Président du   Conseil Général 34  n’ ouvre aux contribuables –notamment à  la population laborieuse du département-, aucune autre perspective ?
Est-ce un hasard si tous se taisent et laissent aujourd’hui   s’accomplir dans le plus grand silence le processus  qui doit conduire (en 2014) à la privatisation du service d’hémodialyse du CHU de Montpellier ?
Rationnement des soins d’un côté, rationnement des connaissances de l’autre,
Cela ne découle-t- il pas nécessairement de la « réduction des déficits publics » exigée par le gouvernement, le FMI et l’Union Européenne ?

Retirer 218 postes dans l’académie, c’est faire le choix de bourrer les classes et d’organiser ainsi l’échec scolaire,

Retirer 218 postes dans l’académie, c’est faire le choix de refuser à des centaines de Jeunes l’accueil dans un lycée professionnel,

Retirer 218 postes, c’est interdire aux jeunes d’étudier dans la filière de leur choix !

Retirer 218 postes, c’est empêcher les familles d’inscrire leurs enfants de 2 et 3 ans en maternelle !

Avec le débat  sur les rythmes scolaires, le gouvernement ne cache pas sa volonté transférer  l’Ecole aux collectivités locales pour la faire éclater en une myriade d’établissements autonomes. Toutes les contre-réformes (mastérisation,  réforme  des lycées, EPEP…) sapent les fondements mêmes de l’Ecole républicaine fondée sur des programmes et des horaires nationaux. Ce serait la fin des diplômes nationaux qualifiants sur le marché du travail.

Au nom de quoi faudrait-il accepter la dislocation de l’école publique et du droit à l’instruction ?
Il y a 18 mois, en quelques jours, 500 milliards d’euros ont été dégagés par le gouvernement pour sauver les banques et les spéculateurs et, aujourd’hui, il nous faudrait accepter que l’Ecole publique en fasse les frais ?
A la demande de l’Union européenne, le gouvernement Sarkozy avec l’accord du PS, PCF, … a versé à nouveau des milliards d’euros au printemps 2010 pour satisfaire les agences de notation et les spéculateurs qui pillent les peuples des pays européens les uns après les autres : Grèce, Irlande, Portugal et demain l’Italie…, sans parler de leur action prédatrice à l’encon,tre des pays du Maghreb (Tunisie,Algérie…)
En Irlande, la population a manifesté aux cris de « La dette n’est pas la nôtre ».
Pour sauver l’Ecole publique, sauver le droit de la jeunesse  à l’instruction égale pour tous, existe-t-il une autre issue que de rompre avec l’Union européenne et son exigence de réduction des dépenses publiques pour payer la dette, et de sortir de l’euro ?


Non aux suppressions de postes ! Oui à la préservation de l’école publique !

Annulation de toutes les suppressions de postes dans les écoles, collèges, LP et lycées!
Restitution immédiate des 4 millions d’euros offerts à l’enseignement privé !
Non au consensus ! Rupture avec l’Union européenne !

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eric Kim 13/02/2011 14:25


En finir avec le diktat de la dette
Il nous est malheureusement impossible de refuser ce diktat. En effet, si le pays continue à payer ses fins de mois en empruntant aux banques sur le même rythme, il va se produire ce qui s’est
passé en Argentine en 2002 ou en Grèce en 2010. Les banques vont refuser de continuer de prêter ; ou alors avec des taux d’intérêts insupportables car elles estimeront que nous seront vite
incapables de rembourser. Elles ne veulent pas se retrouver avec des ardoises style subprimes. (Aujourd’hui, le seul paiement des intérêts de la dette publique dépasse les rentrées du total des
impôts sur le revenu !)
Que peut-on faire ? Taxer beaucoup plus les capitaux ? Même si on les taxait à 90 % au lieu de 31 % comme aujourd’hui (et en supposant qu’ils ne s’expatrient pas), cela ne suffirait pas. Et de loin
!
Pour être indépendant des banques et du FMI il ne faut plus avoir de dettes. C’est seulement à ce moment là, nous pourrons faire un bras d’honneur à tout le monde.