Sur la fusion des universités de Montpellier, Campus, Idex, LRU...

Publié le par POI Montpellier

Face à la volonté majoritaire d’en finir avec la politique de Sarkozy dans l’enseignement supérieur et la recherche, F.Hollande propose de conserver la LRU et les Idex !

Quant à C. Bourquin (président PS de la Région), il prend les devants et organise lui-même la fusion des universités !

 

D’un côté le rejet de la politique de Sarkozy (Campus, Idex, LRU…)

 

Alors que dans sa lettre à F. Hollande, la présidente de l’UM 3, A. Fraïsse, soutenue par la communauté dit clairement son refus du programme de F. Hollande de maintenir la LRU et les IDEX mis en place par Sarkozy ; et alors qu’une pétition nationale des organisations syndicales (CGT, FSU, FO,CFDT, Solidaires, CFTC, UNSA, UNEF, SLR-SLU) unanimes, affirme : « Nous refusons en particulier toute signature de convention IDEX-État » exprimant le rejet de cette politique qui fusionne à marche forcée les universités en « pôles régionaux » sous la gouvernance de fondation de droit privé pour mieux les assujettir aux intérêts du patronat local en créant un périmètre IDEX de filières rentables dont 90% des formations et thématiques de recherche sont exclues et donc vouées à la pénurie…

 

De l’autre, le président de Région (PS) applique Campus, Idex et LRU !

 

C. Bourquin, dans une entrevue à la Gazette de Montpellier du 12 avril, affirme qu’il faudra conserver cette politique (en l’aménageant) : « Si Hollande est élu, il faudrait très vite voter une loi installant des universités régionales. Et là, il faudrait rééquilibrer : la Bretagne est absente, on a sept pôles forts, Lyon, Paris, Bordeaux, etc. Ça ne ferait pas de mal qu'il y ait  aussi Lille, Nantes et Montpellier. » Rappelant que « la Région n’a aucune compétence pour les universités », il se vante d’organiser lui-même la fusion des universités : « J'ai envoyé une lettre sévère à 7 000 exemplaires. Je posais trois conditions, en cours d'être remplies. Un : l'union. C'est en train de se faire entre Montpellier 1, 2, Nîmes et Perpignan. Il faudra régler Montpellier 3. »

Des « universités régionales » pour aller vers les pôles régionaux après la victoire de Hollande et la fusion de toutes les universités de la région tout de suite : n’est-ce pas la continuité totale des IDEX ?

Si Bourquin est aussi catégorique, n’est-ce pas le résultat du consensus local qui a vu à maintes reprises les responsables locaux de la droite et de la gauche, PCF compris[1], voter et se déclarer en faveur du Plan Campus, des projets IDEX et de la fusion des universités ?

 

Hollande et Mélenchon : « modifier » les Idex… sans les abroger !

 

Lors d’un débat le 2 avril à Montpellier organisé entre les partis de gauche, le représentant national du PS (M. Monthubert) réaffirmait : « nous allons poursuivre dans le cadre de la LRU » et « les Idex devront être plus démocratiques ».

Mélenchon répondant à un questionnaire du SNESUP a déclaré : « À l’occasion de l’élaboration de la nouvelle loi, nous redéfinirons le périmètre des Idex et transformerons ceux-ci en pôles de coopération». Problème : les IDEX sont justement présentés comme des « pôles de coopération » ; en « redéfinir le périmètre » : n’est-ce pas un simple aménagement, comme l’envisage Hollande ?

Dans le même article de La Gazette, Bourquin préconise aussi : «il faut que l'État conserve sa mission régalienne, c'est-à-dire la sécurité, la justice, les affaires étrangères, la santé et l'éducation. Tout le reste, l'économie, l'emploi, les universités, la recherche, le logement, ça devrait être en région. Il faut en finir avec une vision parisienne des choses. » C’est ni plus ni moins que l’éclatement, des services publics et des statuts nationaux de leurs personnels … pour rentrer dans le cadre de l’Union européenne et de sa régionalisation !

 

Au cœur de toutes ces attaques : la politique de l’Union européenne et son projet TSCG !

Unité pour empêcher sa ratification, quel que soit le résultat des élections !

 

N’y a-t-il pas un lien entre ces positions des uns et des autres et l’abstention des sénateurs PS concernant l’adoption du MES (Mécanisme Européen de Stabilité, véritable FMI européen) intimement lié au TSCG ?

 

Le POI mène une campagne d’unité sans préalable ni condition pour dire « non à la ratification du TSCG » car c’est la condition pour défendre réellement toutes les revendications.

Dans sa première déclaration, Patricia Sourrouille, candidate du POI sur la 2ème circonscription de Montpellier, expliquait : « le POI a fait le choix d’utiliser les élections législatives pour affirmer que l’issue passera par la mobilisation de millions de salariés, de jeunes, de retraités, de chômeurs posant la question de la rupture avec l’Union européenne et ses institutions, pour une assemblée constituante souveraine rétablissant la démocratie ». 

Pour le POI, c’est en effet par la mobilisation que nous arriverons à gagner sur nos revendications :

 

- Abrogation des Idex et de la LRU !

- Restitution des tous les crédits et budgets amputés aux universités !

- Défense de toutes les universités, des disciplines, des filières et des diplômes !

- NON A LA FUSION DES UNIVERSITES ! Bourquin : bas les pattes devant nos universités !

 

Ne devrions-nous pas nous regrouper pour en discuter ?



[1] Voici ce que l’on peut lire dans l’Hérault du Jour du 23.12.2010 : « L'assemblée à l'unisson… Limite le doigt sur la couture du pantalon pour dénoncer la «folie » d'universitaires qui ne croient guère au « bain d'or » promis par Valérie Pécresse... Chez les Verts, Marie Meunier est tout aussi « triste » que la Divers gauche Anne-Yvonne Le Dain... « II serait  dommageable voire catastrophique de se priver de l'argent de l'Idex », s'indignent les Radicaux de gauche. « En ces périodes de vaches maigres », même le conseiller régional communiste Jean-Claude Gayssot, qui appelle « au sens des responsabilités », n'émet aucune réserve pour «jouer dans la cour des grands ». Tout juste met-il en garde le gouvernement. « Qu'il ne profite pas de ces blocages pour retirer ses billes ». Même l'opposition est d'accord pour couper les vivres aux facs. Pour l'UMP Stephan Rossignol, « les problèmes d'ego vont au-delà de ce qu'on peut entendre ». Son voisin centriste Jean-Jacques Pons va jusqu'à appeler de ses voeux « l'intimidation voire la menace ».

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