Rassemblement place de la comédie le 29/9 contre le vote du TSCG au parlement

Publié le par POI Montpellier

 

 

Communiqué du POI de Montpellier.

Montpellier, le 24/09/2012.

 

Les comités du POI de Montpellier (Nord et Sud) se sont réunis pour discuter des moyens à mettre en œuvre pour combattre contre la ratification du  TSCG, à la veille de la manifestation nationale du 30 septembre dans la continuité de la bataille qu'ils ont engagée avec tout le parti depuis maintenant 7 mois.

Il ressort de la discussion que :

- Indiscutablement, la préparation de l’adoption du TSCG entraîne d’ores et déjà une politique d’austérité dont les travailleurs et la jeunesse de France vont être les premières victimes. Les 30 milliards d’économies annoncés par le gouvernement préparent une attaque jamais vue contre les acquis ouvriers

- Les retraités vont être les premières victimes de cette orientation  au service du remboursement de la dette auprès des banques : suppression  de l’abattement de 10 % dont bénéficient les retraités, relèvement du taux de la CSG à 7,5 %, exonération des majorations de pensions pour les parents de trois enfants.

- Cette situation se combine, sous la pression de la dictature des marchés financiers et de l’Union européenne, à l’accélération des plans de destruction de l’économie. A Montpellier, ce sont 200 postes du département recherche de Sanofi, sur les 600 salariés du site, qui sont directement menacés par un plan qui menace 1200 à 1500 postes dans une entreprise largement bénéficiaire. Face à ce plan, Arnaud Montebourg a jugé ce plan inacceptable en même temps qu’il a annoncé : « Quand une entreprise fait cinq milliards de profits, comme c'est le cas dans Sanofi (...) elle a le droit de se réorganiser… J'accepterai votre plan de réorganisation si les syndicats sont d'accord » (dimanche 16 septembre sur M6).

- Une discussion doit s’ouvrir : si le TSCG est aujourd’hui à l’ordre du jour, n’est-ce pas de la responsabilité des principales directions des partis se réclamant de la démocratie et du mouvement ouvrier ? Quels sont les faits ? Ceux du PS ont accepté ce texte rédigé par Sarkozy et Merkel, et ont annoncé leur intention de le voter de concert avec l’UMP. Ceux du PG et du PC ont de leur côté annoncé au dernier moment (après plusieurs mois de silence total) une manifestation nationale « pour un référendum » tout en refusant d'organiser la montée en masse (aucun dispositif sérieux n’a été mis en place, à Montpellier comme ailleurs). Ce refus n'est-il pas en relation avec la déclaration de Pierre Laurent (PCF) relatée dans la presse: « nous ne sommes pas des opposants et nous sommes comme tous les français prêts au travail et à l'effort » ? La situation n'est-elle pas parfaitement résumée par une militante du PS rencontrée sur le marché des Arceaux : « c’est étonnant, les militants ont été laissés seuls pour se débrouiller pour cette manif, les dirigeants ont volontairement pratiqué la politique de la chaise vide, mais personne ne veut le reconnaître » ? C’est un fait : la responsabilité de la situation incombe uniquement aux dirigeants du PS, du PC et du PG1.

- Dans la continuité du combat engagé maintenant depuis plus de 6 mois pour l’unité sans préalable contre la ratification du TSCG (1264 signatures dans l’Hérault, 70 000 en France), et sans cacher sa position fondamentale de rupture avec l’Union européenne et le traité de Maastricht, le POI appelle à l’unité de toutes les forces politiques et militantes se situant sur le terrain de la non ratification du TSCG, sur le mot d’ordre : « députés, sénateurs, votez NON ! ».

En conséquence de quoi, les comités du Parti Ouvrier Indépendant de  Montpellier appellent à la montée nationale à Paris le 30 septembre, derrière la banderole du POI ou celle des comités pour l’unité contre la ratification, et à un rassemblement le 29 septembre à 14h00 place de la Comédie à Montpellier.

 

Plus que jamais, unité pour dire :

Députés, sénateurs, votez NON au TSCG de Sarkozy et Merkel !

Ne mêlez pas vos voix à celles de l’UMP et de la droite !

 

1 Le NPA n’a fait que copier l’orientation générale du Front de gauche (silence radio pendant des mois, puis accord pour une manifestation, non suivi d’acte). Quant à Lutte Ouvrière : « Ce traité ne changera rien, ni à la crise économique en cours, ni aux menaces sur l'euro (sic) » (13/07/2012), ce qui est logique avec leur position fondamentale de soutien à l’Union européenne : « Nous ne sommes pas contre l’Europe, pas même contre cette Union européenne, quand bien même elle répond essentiellement aux exigences du grand patronat et des grands groupes industriels et financiers » (revue Lutte de classe n°83)

Publié dans Vie du POI

Commenter cet article

Référencement Montellier 30/01/2013 10:52

Et oui ce sont tjs les mêmes qui trinquent, battons nous et soyons tous solidaire afin de contrer toutes ces politiques d'austéritées.