Militant de la fédération de l’Hérault du PS, pourquoi je rejoins le Parti Ouvrier Indépendant.

Publié le par POI Montpellier

Pour information, nous reproduisons ci dessous une lettre d'un militant du PS qui a décidé de rejoindre le POI.

 

 

 

 

Militant de la fédération de l’Hérault du PS,

pourquoi je rejoins le Parti Ouvrier Indépendant.

 

Chers camarades socialistes,

Issu d’une famille socialiste qui a fêté en 81 la victoire de Mitterrand, je souhaiterai vous faire part de mes réflexions m’ayant conduit à adhérer au POI.

Pourquoi avais-je rejoins le PS ? Pour moi, pour ma famille, le socialisme, c’est Jaurès, la commune de Paris, les républicains de la révolution Française… Je me reconnais pleinement dans les valeurs du socialisme qui : l’égalité, la justice sociale, la république une et indivisible, la laïcité, le respect, la dignité, la démocratie…

Aujourd’hui, je ne reconnais plus ces valeurs dans la politique actuelle de mes dirigeants.

Jaurès, qu’est-ce que c’est ?

C’est le refus des suppressions de postes dans l’éducation, c’est le droit à l’école pour tous. L’éduction c’est la possibilité pour mes enfants d’apprendre, d’avoir un diplôme, des connaissances, c’est un pas en avant dans la voie de l’émancipation. Le gouvernement aujourd’hui supprime 16 000 postes d’enseignant. D’où viennent ces suppressions ? C’est la conséquence des politiques économiques des grands de ce monde, des capitalistes, sous l’égide de l’Union européenne. Dans tous les pays d’Europe, y compris dans ceux dirigés par la gauche, cette politique fait des ravages, liquide des services publics entier, détruit nos acquis sociaux.

Il est urgent de changer cela, pour donner aux jeunes un travail, un diplôme, un toit, de quoi assurer un avenir.

Pour cela, il faut revenir à la véritable démocratie, qui passera par la défense et la reconquête de nos droits.

Ces problèmes ne concernent pas que la France. Comment ne pas être alarmé par les dizaines de milliers de personnes qui chaque jour meurent de faim ou de maladie curable ? D’autant que les peuples d’Afrique ou d’Amérique latine règleraient facilement ces problèmes s’ils pouvaient souverainement profiter de leurs richesses naturelles. Mais il faudrait rompre avec le FMI, avec la politique de la dette. Au lieu de cela, on propose de « l’humanitaire » pour accompagner le vol de ces nations et de ces peuples.

Comment puis-je accepter que, fidèle à Jaurès, on me propose dans ma fédération, de soutenir l’actuel patron de ce même FMI ?

Et comment accepter l’approbation de l’intervention militaire en Lybie, sous des faux airs de « combat pour la démocratie » et des intérêts économiques bien réels ?

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage» disait Jaurès. Accepter le capitalisme, c’est accepter la guerre. Accepter le capitalisme, ce n’est plus le socialisme.

Pour rester socialiste, je rejoins donc le POI.

J’invite tous mes camarades à engager une discussion sincère libre et fraternelle sur ces questions. Je serais prêt à vous répondre en toute franchise.

Salutations socialistes,

DF

Publié dans Vie du POI

Commenter cet article