Métropole : alerte à la population de Montpellier !

Publié le par POI Montpellier

Alerte à la population de Montpellier ! 

Métropole de Moure (candidat PS) et Hollande = DANGER

 

Sur ordre du gouvernement, le sénat et l'assemblée viennent de voter la loi « Métropole ». 

Montpellier est sur la liste des futures Métropoles. 

Quelles conséquences ? Doit-on accepter ? Une discussion doit s'ouvrir. 

 

 

Dans le texte de loi les métropoles sont des « aires urbaines caractérisées par l’émergence de grandes agglomérations intégrées, soumises à une concurrence des autres métropoles européennes »

- Elles disposeront de larges compétences issues des communes : aménagement économique, urbanisme, habitat, eau, cimetières, abattoirs, gestions des déchets… ; du département : transports scolaires, action sociale, collèges, tourismes, musées, équipement sportif… ; de la région : compétitivités internationales, lycées ; de  l’Etat peut enfin transférer ses « grands équipements et infrastructures ». 

- Dans ce cadre, les personnels des communes passeraient à la Métropole avec le transfert des compétences. 

- La Métropole gérerait également les « maisons des services publics » qui remplaceraient les services publics existants, et s’ouvriraient largement au privé.

Les enjeux sont clairs : faire des économies en liquidant de pans entiers des services publics et des statuts, et liquider les communes. 

 

Pour Hollande, il faut en finir avec les départements. 

 

 

Hollande dans son allocution du le 14 janvier explique : « Les départements, ceux situés dans les grandes aires métropolitaines, devront redéfinir leur avenir. C’est ce qui s’est fait dans le Rhône avec Lyon. » 

Que se passe-t-il à Lyon ? La disparition pure et simple du département sous l'égide de Gérard Collomb, maire PS de Lyon. Comme l'explique son cabinet : «  Dans l’agglomération lyonnaise, il n’y aura plus qu’une entité, la Métropole, alors qu’avant il y en avait deux, le Grand Lyon et le Conseil Général. » Thierry Mandon, de la commission de simplification est direct : il faut une « digestion des départements par les métropoles ». 

 

« Le but c'est de faire des économies » (Jean Marc Ayrault)

 

 

Parmi les objectifs figure noir sur blanc dans la loi : « la participation à l’effort de redressement des finances publiques », obéissant ainsi aux directives de l'Union Européenne et de la Troïka.

Jean Marc Ayrault l'a clairement annoncé: « Le but [des métropoles], c’est la mutualisation et l’économie » (interview donnée à la Gazette des communes, 9 avril 2013). 

 

Consensus politique parmi les candidats PS/UMP aux prochaines élections à Montpellier. 

 

 

Les responsables du PS n'ont pas de mots assez durs contre « la droite ». Mais quand il s'agit de la politique à mettre en œuvre, ceux-ci se retrouvent quasi systématiquement avec l'UMP. C'est le cas avec la métropole : l'UMP a intitulé sa liste « Montpellier Métropole 2014 » ; pour Moure (conduisant la liste PS/Verts/élus PCF) « c’est maintenant qu’il faut poser les fondements de la métropole ». Quant au Front de Gauche, il explique « le Front de Gauche s’oppose à la création d’une métropole. » Bien, mais pourquoi envisager de fusionner au second tour avec Moure, artisan, promoteur de la Métropole ? N'est-ce pas dire une chose et en faire une autre ? 

 

 

Alors qu'à Marseille et à Lyon, les élus se mobilisent contre les métropoles, les 31 communes de l'Agglo de Montpellier vont devoir se prononcer. 

 

 

Pour que les 31 communes basculent dans le cadre de la Métropole, il faut l'accord de 50% des communes représentant les deux tiers des habitants, ou deux tiers des communes représentant 50% de la population. 

Les conseils municipaux vont donc devoir se prononcer : l'heure n'est-elle pas à l'unité pour refuser cette destruction programmée des communes et des services publics ? 

Ne faut-il pas exiger des 31 maires de l'agglomération qu'ils refusent le passage à la Métropole ? 

 

Le gouvernement s'attaque aux communes, à la République, aux services publics, à la classe ouvrière : les travailleurs et les militants ouvriers n'acceptent pas. 

Regroupons-nous !

 

 

Cette nouvelle attaque contre les communes est la conséquence de la politique choisie par le gouvernement, qui a accepté de se faire le relais des patrons, des banques et de l'Union européenne pour liquider tous les acquis ouvriers. 

A l'heure où ce gouvernement prétendument « socialiste » (mais en fait, qui n'a rien à envier à l'ancien gouvernement Sarkozy) entend, aidé par la CFDT, s'attaquer à nouveau à la sécurité sociale en acceptant toutes les revendications du MEDEF et promettant 100 milliards de baisse du coût du travail à travers son « pacte de responsabilité », il est temps de préparer le « tous ensemble ». 

Le POI propose, dans cette situation, le regroupement de ceux qui veulent préparer ce « tous ensemble », pour gagner contre les métropoles, pour la défense des communes, des  services publics et des acquis sociaux. La question d'un regroupement sous la forme d'une liste aux municipales est donc posée. 

Il invite donc les militants qui partagent cet objectif à se regrouper sur une liste clairement indépendante de l'Union européenne, du gouvernement Hollande, et de la majorité municipale Modem/Ps/Pcf

 

 

 Se regrouper sur une liste d'unité pour la défense des revendications de la population, pour la rupture avec la politique de ce gouvernement et la dictature de la troïka : discutons-en !

 


Réunion publique

avec Gérard Schivardi

Maire de Mailhac (11) et secrétaire national du POI

Vendredi 7 février à 20.00 à GRABELS

Salle Richard Campos, espace communal La Valsière, 

403 rue de la Valsiere (angle rue Gaston Planté)

Publié dans Défense des communes

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