MEETING régional du POI le Samedi 24 Octobre à 15h - Paraza

Publié le par POI Montpellier

MEETING régional du POI

SAMEDI 24 OCTOBRE  à 15h

A la salle de PARAZA (Aude, canton de Ginestas)

Pour le retrait du projet de réforme territoriale

Pour la défense des services publics

Pour la défense des communes, des cantons, des départements, de la République !

 

Les populations de nos départements, comme celle de tout le pays paient au prix fort, l’effondrement des banques d’il y a un an et leur renflouement par tous les Etats.

 

●Gard : charrettes de licenciements ou fermeture pure et simple d’entreprises : Salins du Midi, 59 licenciements à Aigues Mortes, 73 à Salins de Giraud, Antix : 59 licenciements, Cacharel : fermeture. Fermeture annoncée de la BAN de Garons : 1460 personnes menacées, fermeture de Merkamueble à Nîmes : 16 salariés. Owens Corning à l’Ardoise : 18 intérimaires virés, 700 contrats AVS/EVS non renouvelés dans les écoles.

 

●Hérault : 77 400 personnes sont actuellement au chômage. Dell : 110 licenciements, Sanofi : 204 emplois menacés, Shneider Electric : 380 licenciements prévus, Bausch et Lomb : 40 licenciements Cameron à Béziers : 142 licenciements

 

Aude : pas de grandes charrettes de licenciements, mais un chômage qui s’étend, jour après jour, frappant d’abord les intérimaires et les travailleurs des petites entreprises.

 

Et dans les 4 départements : une viticulture à l’agonie. Que disent les vignerons ? « Nos produits sont achetés par les trusts de la grande distribution à un prix inférieur au prix de revient ; ce qui intéressent ces trusts, ce n’est pas d’approvisionner les populations, mais c’est de spéculer sur les cours de denrées alimentaires comme ils le font sur le pétrole, l’acier…n’hésitant pas à créer artificiellement la pénurie si cela peut faire grimper le cours de leurs actions sur le marché spéculatif.  En même temps nous subissons une petite récolte, les prix s’effondrent sur le marché. Pour 2008, le revenu agricole s’est effondré (-60,7% pour l’Hérault, - 88% pour l(Aude et 2009 s’annonce avec des prix en baisse de 20%) »

 

Mais c’est la même chose pour les producteurs laitiers ou les producteurs de fruits de Catalogne, avec la « concurrence libre et non faussée » instaurée par l’Union Européenne.

Quelle guerre a frappé nos départements, pour qu’aient disparu des centaines de  bureaux de postes, de trésoreries et de subdivisions de l’équipement, pour que soient rayés de la carte des tribunaux, des lignes de chemin de fer, des gares, des maternités et des hôpitaux ? Sur les 343 communes de l’Hérault, seules 241 disposent d’un « bureau » de poste, devenu très souvent une simple agence communale !

Ne s’agit-il pas, tout simplement, de la guerre menée par les grands groupes  financiers internationaux pour faire main basse sur toutes les richesses et ressources des territoires et les exploiter à leur profit ?

 

Des preuves ? Véolia, ex Vivendi, ex CGE est devenue la première puissance financière mondiale concernant la distribution et l’assainissement de l’eau : arrivée à Bagdad avec les chars de l’armée américaine elle a un contrat annuel de 500 millions d’€ par an pour cela, mais aussi les transports : elle rafle tous les marchés de dessertes urbaines en bus, tram (Marseille, Aix…), mais aussi l’enlèvement et le traitement des déchets ménagers.

L’Union européenne, qui impose sur tous les services publics la règle de «  la concurrence libre et non faussée », est le tremplin pour ces multinationales qui veulent conquérir chaque pouce de territoire pour leurs opérations spéculatives.

 

Jaurès disait : « Chercher la vérité et la dire ! ». Dans ces conditions, quel est le but de la  « réforme » territoriale annoncée ?  Il s’agit, en fait, de leur laisser les mains libres. Voilà pourquoi, il est expressément interdit de créer et même maintenir des « syndicats mixtes intercommunaux » services publics à « bon marché » issus de l’initiative des élus communaux. Voilà pourquoi pour les « réformateurs », petites marionnettes dans les mains des multinationales, il serait « préférable » qu’il n’y ait plus de « délégués directs de la population, que sont les maires et leurs conseils municipaux, que sont les conseillers généraux et leurs instances départementales ! Voilà pourquoi, il serait « préférable » qu’il n’y ait plus de conseils municipaux, qu’il n’y ait plus de conseils généraux ! Voilà pourquoi, il serait « préférable » que le peuple et les maires élus ne puissent pas de se mêler de « leurs affaires ».

Tout le monde a en mémoire l’échec du trust américain Mondavi à Aniane (Hérault) débouté de son ambition de faire main basse sur le vignoble local par un petit maire du PCF qu’appuyait toute la population !

 

Des élus, tels que ceux-là, il en existe dans tout le pays parce qu’ils sont la République .Un sénateur vient de déclarer, à l’adresse du gouvernement : «  Notre peuple ne veut plus de ces promesses, de ces manipulations. Combien coûte la campagne de presse mensongère du gouvernement sur la Poste ? N’ayez crainte, faites nous confiance, nous lâchons la Poste au milieu des fauves, mais les fauves ne la mangeront pas, nous affirme-t-on à nouveau, au lendemain d’une crise financière qui a démontré par A+B l’impasse que représentait la financiarisation de l’économie. Il faut stopper cet engrenage. Il faut rappeler la supériorité démocratique incontestable de l’intérêt général sur l’intérêt privé. (…) Notre peuple n’accepte pas de se voir voler une institution ancrée dans notre histoire : la Poste. »

 

Des élus de toutes tendances, viennent de se lever en brandissant l’appel national suivant :

« Nous sommes élus du suffrage universel. Nous avons reçu un mandat de la population de la représenter et de faire ce qui est en notre possible pour défendre et améliorer ses conditions de vie.(…)

Nous n’acceptons pas que nos syndicats intercommunaux (SIVOM et SIVU), permettant d’assurer les services publics au plus près des besoins de la population, puissent être dissous par le préfet, car c’est ce que prévoit le projet de loi d’ici 2014.

Nous n’acceptons pas que l’on retire toute possibilité de contrôle des conseils municipaux sur les instances des EPCI en les faisant élire au suffrage universel.

Nous n’acceptons pas que le nombre de nos conseillers municipaux soit réduit, alors que dans leur immense majorité, les centaines de milliers de conseillers élus qui participent à la vie démocratique de nos communes, sont bénévoles.

Nous sommes élus du suffrage universel, représentants directs de la population. Héritiers des traditions séculaires issues de la Révolution Française de 1789, nous n’acceptons pas que soit mise à bas l’architecture de la République, une indivisible et laïque. »

 

Ils ont raison !

Tous au meeting du

Parti ouvrier Indépendant !

Publié dans Vie du POI

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