constitution du comité contre le consensus autour des retraites au CHU

Publié le par POI Montpellier

« Nous nous constituons en comité contre le consensus, pour la défense des retraites. »

 

Nous, personnels du CHU de Montpellier, nous sommes réunis ce lundi 12 avril, suite à la signature de l’appel initié par le Parti Ouvrier Indépendant : « non au consensus ne touchez pas à nos retraites ».

Voici quelques éléments de la discussion engagée entre nous :

 « La question des retraites devient centrale, le gouvernement en fait sa priorité. Le COR n’a pas encore rendu son rapport que l’on parle déjà d’aligner le public sur le privé, de casser ainsi le statut. Pourtant, si en bas on refuse, en haut, il y a un consensus de toute la classe politique ? » 

« C’est sûr que les gens ne font pas confiance aux partis. Par contre, dans mon service, les gens ne veulent pas signer, ça ne marche pas, c’est difficile ».

 « Il y a une sorte de fatalisme, on me répond : « on n’y peut rien, on ne peut pas faire autrement » ».

 «  Ces remarques, c’est le résultat de l’absence d’opposition au gouvernement et à sa politique. Les partis de gauche participent à leur manière au grand débat que veut Sarkozy pour faire voter sa loi en septembre. »

 « Chez nous, les IDE viennent de perdre leur droit à la retraite à 55 ans, la pénibilité,  et cela, personne ne l’accepte ».

 « Des milliards pour les banques, et maintenant, en France, en Grèce, en Espagne, on explique que ce sont les travailleurs qui doivent faire des sacrifices. Le BN du POI fait une proposition : se regrouper partout dans des comités, en partant des 20 000 signataires, militants syndicalistes ou politiques, pour déborder le cadre du consensus. On pourrait proposer cela aux 40 signataires. Qu’en  pensez vous ? »  

 « C’est une bonne chose. Les gens ne sont pas prêts à rejoindre le POI, mais s’engager dans un comité sur un point précis, nos retraites, cela peut aider. ».

  « 40 signatures sur le CHU ce n’est pas beaucoup ».

 « 40 signatures dans un contexte où il est difficile de se réunir, de toucher tout le monde, et où tous les partis expliquent qu’il faut remettre en cause ce qui existe, c’est un bon début. On pourrait démultiplier ce nombre en passant dans les services. »

 «  C’est sûr, si déjà nous on s’organise, ça peut aider ».

 « Surtout, il faut informer, et expliquer que non, il n’y a rien à négocier quant à nos droits. On ne peut accepter ni fusion des caisses privées avec le statut de fonctionnaire, ni l’allongement de la durée de cotisations, ni repousser encore l’âge de départ à la retraite ».

 « Oui  c’est sûr ! »

 « On pourrait rédiger un appel en indiquant que nous décidons de nous constituer en comité, et proposer aux 40 signataires de nous rejoindre, et de faire la tournée des collègues pour reprendre la proposition du BN du POI : aider à l’unité pour refuser le scénario que prévoit le gouvernement ».

 

 

Après cette discussion, nous avons décidé la chose suivante : certaines d’entre nous sont membres du POI, d’autres sont d’opinions différentes.

Mais nous sommes d’accord sur une chose : l’attaque que prépare le gouvernement contre nos retraites doit être empêchée.

Contre le consensus général qui se trame « en haut », en bas personne ne veut une nouvelle dégradation de nos droits.

 

Nous décidons donc de constituer un comité d’unité autour de l’appel. Nous voulons aider nos collègues à comprendre et à préparer les conditions de la rupture avec le consensus. Il n’y a rien à négocier, tout à défendre. 

 

Nous nous adressons aux 40 signataires de l’appel « non au consensus ne touchez pas à nos retraites » et à ceux qui suivront : regroupons nous ensemble, au-delà de ce qui peut nous séparer, dans ce comité.

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