Compte rendu meeting départemental du 5 juin

Publié le par POI Montpellier

Compte rendu de la réunion contre le consensus, pour le retrait du plan Sarkozy contre nos retraites :

« aider à réaliser l’unité pour faire reculer le gouvernement et sauver nos retraites ! »

 

Samedi 5 juin, à l’initiative du comité départemental du POI, une réunion publique était organisée à Caux. C’est sous le mot d’ordre de « Retrait du plan Sarkozy Fillon ! Nos retraites, n’y touchez pas, non au consensus ! » qu’une cinquantaine de participants ont débattu. Aux côtés de Gérard Schivardi, secrétaire national du POI et sous la présidence de Didier Schein, la tribune était composée de Annie Salsé, secrétaire de la fédération de l’Hérault du POI, Jean louis Cascalès et Audrey Marc, enseignants, Didier Gadéa, viticulteur. Nous reproduisons ci-dessous quelques unes des interventions.

 


Annie Salsé, secrétaire départemental du POI : « Lors de notre congres national, notre parti ne s’y était  pas trompé : la reforme des retraites et le consensus réalisé autour d’elle sont au cœur de la situation politique…

Il y a quelques jours, un meeting organisé par la fondation Copernic s’est tenu, dans lequel participaient ceux que les médias présentent comme étant des partis d’opposition. On trouvait, côte à côte Pierre Laurent du PCF, Olivier Besancenot du NPA, Jean Luc Mélenchon pour le Parti de Gauche et Gérard Filoche pour le PS. Ces responsables de partis, qu’ont-ils déclaré ? « Il faut fragiliser le gouvernement pour 2012 ». Il faudrait donc s’avaler aujourd’hui la reforme des retraites et on verra plus tard ! (…) Ce que veulent les travailleurs et le militants c’est faire reculer le gouvernement maintenant !

Donc qu’y a t il a débattre ? Rien ! Un seul mot d’ordre devrait unir les organisations ouvrières : « retrait du plan Sarkozy Fillon, nos retraites, n’y touchez pas ».

Il n’y a qu’un seul moyen, la lutte de classe directe sur le mot d’ordre clair de retrait de la reforme des retraites, refus de tout allongement de la durée de cotisation, impliquant le maintien des 60 ans et de tous les régimes de retraites existants. »

 

Jean Louis Cascales, enseignant : « Toute l’attention se concentre sur ce qui se passe sur les lieux de travail des travailleurs et donc sur la question de l’indépendance de leurs organisations syndicales. Je suis pour ma part syndicaliste enseignant de Force Ouvrière…

Le fait qu’une confédération a  appelé le 4 mai à une grève interprofessionnelle de 24h00 et à une manifestation nationale le 15 juin sur des mots d’ordre clairs : maintien du droit à la retraite à 60 ans ; blocage de tout allongement de la durée de cotisation ; maintenir le système solidaire de la répartition ; maintenir le code des pensions. C’est un sacré point d’appui pour indiquer la direction à prendre pour bloquer les plans du gouvernement.»

 

Audrey Marc enseignante : «  il faut maintenant poser la question de la grève générale car ce qu’on nous promet c’est plus de fermetures de classes, mais aussi d’écoles et même de collèges sous prétexte qu’il ne serait plus possible de maintenir les collèges dans certains quartiers dits difficiles.  Dans mon syndicat, la FSU, la question de la ronde épuisante et inutile des journées d’action a été posée. Les travailleurs aspirent à la grève générale. »

 

Didier Gadéa, viticulteur : « Le POI fait un vrai travail sur la question viticole pour aider à dégager une issue pour les viticulteurs. La revendication de la FNSEA sur la diminution des charges sociales est contraire aux intérêts des viticulteurs puisqu’elle aggraverait la situation de leur mutuelle la MSA. Certains affirment qu’en faisant du BIO on pourra s’en sortir. La viticulture était une industrie au sens où elle fournit des emplois pour tout le Languedoc. On ne fait pas du vin pour se faire plaisir, mais pour nourrir nos familles ! »  

 

Gérard Schivardi, secrétaire national du POI : « dans l’Aude à la dernière réunion à laquelle participait mon épouse à l’Académie en présence des syndicats et des conseillers généraux cela s’est très mal passé. Commencée à 14 heures la réunion s’est terminée à 1h30 du matin et tout cela pour imposer aux élus 40 fermetures et mettre en cause la survie de deux collèges. C’est du jamais vu ! Ils ont décidé d’appliquer les consignes de suppression de 30 000 postes d’enseignants dans le pays… La création de la "métropole" autour du "grand Narbonne" va aggraver les choses : c’est ainsi qu’alors que la discussion n’est pas tranchée, chez nous, à Mailhac,  ils ont déjà acquis les terrains pour créer une école intercommunale et fermer l’école dans les petites communes… » 

 

Quelques interventions de la salle :

 

« On arrive à une situation de confrontation dans le mouvement ouvrier que les gens de notre age n’ont jamais eue. Sur Béziers nous discutons avec les militants du PCF, certains veulent poursuivre la discussion d’autres sont hypnotisés par le NPA. Nous devons poursuivre. »

 

 « Dans l’intervention d’Audrey, comment se fait il qu’on ne retrouve pas au sommet les mandats donnés par la base. » 

Réponse d’Audrey : « c’est justement le danger qu’il y a à sacrifier le mandat pour ne pas froisser une organisation comme la CFDT qui n’a pas du tout les mêmes revendications que nous, sous prétexte de préserver l’unité. Cette unité n’est alors qu’une façade vide qui nous coûte la défense de nos revendications »

 

« Il est certain que sur la question des retraites, la campagne du POI contre le consensus nous permet aujourd’hui de déboucher sur un constat : le consensus a été brisé et la question se concentre sur la grève générale interprofessionnelle »

 

 « J’ai étudié le budget du conseil général : 1/3 de nos impôts sert à aider les entreprises sous prétexte de favoriser l’emploi. Mais dans le même temps pour dégager ces aides, tous les budgets sont amputés ce qui supprime des dizaines d’emplois directs ou induits. »

Publié dans Vie du POI

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