Communiqué des comités POI de Montpellier suite au second tour des municipales.

Publié le par POI Montpellier

Communiqué des comités POI de Montpellier suite au second tour des municipales.

 

Le deuxième tour des élections municipales a amplifié le rejet exprimé le 23 mars. Le parti majoritaire au pouvoir, le PS, mais également les composantes qui l’ont soutenu (verts, Pc, front de gauche…), viennent de subir un revers.

 

La signification tant nationale que locale de ce rejet est claire. Le peuple français a dit : assez de cette politique de casse sociale, de casse des acquis ouvriers, de casse de la République.  

Le peuple français dit : pas touche à la sécurité sociale de 45 ! Non au pacte de responsabilité ! Non à la liquidation des communes et des services publics ! Comme l’indique le communiqué national du POI : « C’est un séisme pour Hollande et le gouvernement, pour toutes les institutions et pour le système basé sur la propriété privée des moyens de production. »

 

La question que tout le monde se pose maintenant : comment transformer ce rejet en victoire sur la politique du gouvernement ?

Comment maintenant rompre à la fois avec ce gouvernement et l’Union européenne qui a déjà mis la Grèce un genou à terre et plonge les peuples dans l’ultra austérité, comme c’est le cas en ce moment en Ukraine ?

 

A Montpellier, Moure candidat PS subit une déroute que personne n’avait prédit : avec 27% des suffrages exprimés et 43% d’abstention, celui qui avait l’appui de tout l’appareil du PS est écrasé. C’est le rejet non seulement des méthodes locales du PS, mais surtout, de la politique qu’il a mise ou qu’il voulait mettre en œuvre : Métropole, rythmes scolaires, privatisation de l’eau, austérité…

Saurel, candidat « divers gauche » se présentant comme celui qui allait mettre un coup de balai à l’équipe en place et à leurs « méthodes staliniennes », a réalisé 37%, en surfant sur le rejet de Moure et de sa clique.

 

Les comités du POI de Montpellier, dans cette situation, disent : Saurel a le choix.

 

Il peut décider d’entendre le sens politique du rejet qui l’a conduit à la tête de la mairie de Montpellier, et renoncer à mettre en place la Métropole, cet outil de destruction de la République souhaité par l’Union européenne.

 

Il peut entendre la voix des parents d’élèves dont certains ont voté pour lui, des enseignants et de leurs organisations, et refuser d’appliquer la réforme des rythmes scolaires, non seulement en 2014, mais également les années suivantes.

 

Il peut entendre la voix des millions qui ont dit : assez d’austérité, assez de sacrifice de nos droits pour rembourser la dette aux banques ! Il peut donc refuser d’appliquer les mesures d’austérité voulues par le gouvernement.

 

Il peut donc choisir de résister à la place où il se trouve.

 

Si au contraire, Saurel, tournant le dos à ceux qui l’ont élu, décidait de mettre en place la politique du gouvernement Hollande, lequel répond au rejet par  la constitution d’un gouvernement de combat avec Valls comme premier ministre, pour appliquer jusqu’au bout sa politique destructrice… s’il décidait de poursuivre la politique de Moure qui vient d’être défait, alors il prendrait le risque de finir exactement comme ce dernier : désavoué et laminé par le peuple français.

 

Pour le POI, tout doit être mis en œuvre pour que les revendications trouvent satisfaction. C’est donc dans l’aide aux combats évoqués que le POI consacrera son énergie dans les semaines et les mois qui arrivent.

 

A ceux qui ont pu apprécier ce que nous avons fait, nous disons : rencontrons-nous et engageons le combat ensemble !


 

 

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