Après la lettre de Anne Fraïsse à François Hollande : que fait-on ?

Publié le par POI Montpellier

Communiqué de Patricia Sourrouille,

Candidate du Parti Ouvrier Indépendant aux législatives

 

Mercredi 8 février 2012


Après la lettre d’Anne Fraïsse à

 

François Hollande : que fait-on ?


Une discussion doit s’ouvrir !

 

Je viens de prendre connaissance de la lettre d’Anne Fraïsse, présidente de l’Université Montpellier3, envoyée à François Hollande le 7 février. Les questions qu’elle lui pose sont très importantes. Elles nous concernent, je vous invite donc à en prendre connaissance. Elle y dit entre autre : « On peut s’étonner quand un candidat socialiste recrute ses conseillers parmi ceux qui ont aidé à mettre en place la LRU, ceux qui « dialoguent » aimablement avec Mme Pécresse sur l’avenir de la recherche en France et ont eu la naïveté de croire au marketing de « l’excellence » et de « l’autonomie ».


Nous sommes bien là au cœur d’un dilemme : pour les étudiants, les enseignants et les chercheurs, un premier pas positif serait au moins d’abroger la LRU ; au lieu de cela, F. Hollande organise une équipe qui s’apprête à poursuivre la politique de Sarkozy. D’un côté, des millions veulent que la politique de Sarkozy cesse mais de l’autre, toute la classe politique dite « de gauche » explique qu’il faudra bien voter pour F. Hollande quand lui-même dit qu’il continuera la politique de Sarkozy !


Ce qu’Anne Fraïsse explique dans sa lettre concernant la poursuite de la politique dite d’autonomie des universités par F. Hollande, on le découvre également avec crainte quand il propose la renégociation du traité européen de Sarkozy afin… de mieux « préciser les sanctions » à appliquer « aux états qui ne respectent pas la rigueur budgétaire » (Le Monde, le 8 février 2012).


Les collègues auxquels je me suis adressée m’ont répondu : « mais alors, que faire ? » La solution la plus réaliste n’est-elle pas de penser que seule la mobilisation des travailleurs, pour affirmer leurs revendications, avec leurs organisations, ouvrira la voie pour rompre avec la politique de l’Union européenne, sa « troïka » et les intérêts des capitalistes qu’elles défendent ?


N’est-ce pas ce qu’ont commencé à faire sans attendre un peu partout, pour sauver leurs acquis, les personnels d’Air France, les cheminots, les postiers ? C’est également la voie choisi par les grecs face au gouvernement d’union nationale composé des dirigeants sociaux démocrates, de la droite et de l’extrême droite, unis pour appliquer les plans de l’Union européenne.


Car il ne s’agit pas simplement d’attendre les élections pour chasser Sarkozy : il faut chasser sa politique, et cela se joue non dans les élections de 2012, mais maintenant !

C’est pour lutter et regrouper pour l’indépendance ici et maintenant face au projet de traité européen et la politique de « réduction des déficits publics » que j’ai accepté d’être suppléante aux côtés de Jean-Pierre Sparfel, cheminot, mandaté par 12 de ses collègues pour être candidat.


Ce sont de toutes ces questions dont nous débattrons lors de notre réunion-débat à laquelle je vous invite à participer :



Mardi 14 février à 18h00 au centre 665, route de Mende.

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