Appel de la liste « Défense de la sécu de 45 ! Non au pacte de responsabilité ! Non à la Métropole ! Liste soutenue par le POI »

Publié le par POI Montpellier

Appel de la liste « Défense de la sécu de 45 ! Non au pacte de responsabilité !
Non à la Métropole ! Liste soutenue par le POI »
 
 
Ce dimanche 23 mars vient de se produire ce que tous, en haut lieu, redoutaient : un rejet net, sans appel, à la fois du gouvernement Hollande, de ses mesures (TSCG, ANI, MAP, loi Fioraso, retraite, réforme territoriale, toutes les lois Sarkozy maintenues…), mais également de tous ceux qui se sont faits le relais de sa politique ou qui l’ont soutenue d’une manière ou d’une autre. Rappelons que cette politique a été conforme depuis le début aux exigences de l’Union européenne et des marchés financiers.
 
Un rejet concentré dans l’abstention, et dans des scores historiquement faibles pour les listes conduites par la gauche. Ce rejet est parfaitement légitime : comment continuer  à voter pour ceux qui cassent un à un tous nos acquis sociaux ?  
 
Sur Montpellier, cela se traduit par une abstention forte (48%) et par un effondrement du PS qui passe de 33 500 voix (en 2008), 37 800 (en 2012) à 18 500 voix. Le Front de Gauche, lui, ne peut se maintenir avec 7,5% des voix.
 
Quant au FN, que l’on ne vienne pas nous ressortir l’union sacrée : son score élevé est le résultat du renoncement des responsables de la « gauche » devant l’Union européenne, devant les profits bancaires, bref, devant la réaction et la finance. Ce sont eux qui, en tournant le dos aux ouvriers pour tourner le visage aux spéculateurs et à la Banque centrale européenne, mais également en jouant la carte anti républicaine du communautarisme, poussent au désespoir une partie de la population.  Oui, le score du FN est le résultat de la politique des responsables de gauche.
 
Aucune manœuvre ni accord ne pourra masquer ce fait ou colmater cette brèche.  
 
Dans ces conditions, la jeunesse et les travailleurs se posent cette question : « comment enrailler cette politique qui engendre la décomposition sociale, le chômage, la précarité, les guerres ? ».
 
Nous l’avons dit : la réponse sera donnée par le combat de classe, c’est-à-dire par l’unité des travailleurs avec leurs organisations, sur leurs revendications. Cela a commencé contre le pacte de responsabilité avec la manifestation du 18 mars à l’appel de FO, CGT, FSU et de Solidaires. Cela a également commencé contre la réforme Peillon et les rythmes scolaires, dont l’exigence de retrait est toujours au centre des préoccupations des parents comme des enseignants et de leurs organisations.
 
Nous allons donc préparer les prochaines étapes de la lutte de classe.
 
Aux militants du mouvement ouvrier, déroutés par la politique de leurs dirigeants, se posant la question d’une issue positive, nous lançons un appel : rencontrons-nous, discutons ensemble des moyens à mettre en œuvre pour renverser la vapeur et gagner les combats qui s’annoncent.
 
Aux militants du Front de Gauche qui, à juste titre, ont refusé de fusionner avec les listes issues du PS, nous redisons : rencontrons-nous, nous pourrions mener ensemble des combats, en commençant par le refus de la Métropole.
 
Enfin, nous estimons que la défaite que vient de subir le candidat PS Moure est un encouragement pour poursuivre et amplifier le combat contre la Métropole, pour que la majorité l’emporte. 
 
 
Montpellier, le 25 mars 2014

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