Appel de Francine Schivardi, conseillère générale du canton de Ginestas (Aude) aux partis et militants se réclamant de la démocratie, de la classe ouvrière et de la paysannerie.

Publié le par POI Montpellier

Appel de Francine Schivardi, conseillère générale du canton de Ginestas (Aude) aux partis et militants se réclamant de la démocratie, de la classe ouvrière et de la paysannerie.

 


Il semble qu’on veuille me solliciter pour participer à une liste candidate aux élections régionales. Sur ce sujet, je ne peux que reprendre les propositions qu’a faites Gérard Schivardi à tous les partis le 30 septembre dernier :

«  Le pays traverse une crise majeure. La fermeture d’entreprises, les délocalisations et les licenciements qui s’ensuivent, l’arrachage de nos vignes dicté par l’Union européenne ou la mise en faillite des producteurs de lait ou de fruits sèment la misère dans les familles ouvrières et paysannes de nos communes, entraînant la fermeture des commerces et la faillite des artisans. Nos jeunes ne trouvent plus de travail.

La privatisation des services publics et les coupes drastiques dans les budgets publics ont pour conséquence la fermeture de nos bureaux de Poste, des gares SNCF, de nos services hospitaliers, le regroupement de nos écoles communales… Nos communes et notre département sont asphyxiés financièrement. Il est clair que l’ensemble des partis qui se réclament de la démocratie, des acquis sociaux et de la classe ouvrière ne peuvent avoir d’autres préoccupations que celle de répondre à cette situation, en proposant des solutions qui puissent avoir un effet immédiat ».

C’est la raison pour laquelle le POI a soutenu le rassemblement à l’Assemblée nationale qui a rassemblé le 28 novembre près de  2000 personnes représentant 240 entreprises «  pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements »

C’est la raison pour laquelle Gérard Schivardi a déclaré lors de la manifestation des viticulteurs le  25 novembre à Montpellier  « il faut arrêter l’arrachage des vignes, il faut que l’état garantisse les prix de façon à ce que le  viticulteur puisse vivre de son travail et pour cela il faut rompre avec la politique de  l’Union européenne et le  traité de Maastricht qui au nom de la libre concurrence ruine nos familles »

C’est la raison pour laquelle , considérant que le rôle des élus n’est pas de faire supporter à la population les transferts de charge du gouvernement sur les conseils généraux et els communes,  Gérard  a refusé de voter les 6,15% d’augmentation d’impôts locaux décidés par la majorité du Conseil général,

C’est pourquoi à sa suite j’ai proposé que le Conseil général appelle   toute la population de l’Aude  à aller chercher  dans l’unité auprès du représentant du gouvernement qu’est le préfet,  les 30 millions que le gouvernement doit au titre des transferts de charges de la décentralisation. 

C’est encore la raison pour laquelle j’ai soutenu la grève des employés territoriaux qui n’ont pas à faire les frais des lois de décentralisation et de la réforme territoriale, pas plus que n’en ont à faire les frais les audois, ou les communes   !

L’objet de la réforme territoriale est d’aboutir à supprimer un fonctionnaire territorial sur 2, à supprimer les syndicats intercommunaux pour privatiser les services publics territoriaux,  à contraindre toutes les communes et communautés de communes à rejoindre une communauté d’agglo ou une métropole ! C’est la raison pour laquelle  nous avons lancé avec mes collègues du POI et des collègues de toutes tendances politiques un appel pour « le retrait de la réforme sur l’organisation territoriale de la France et le rétablissement de la libre administration des communes avec les moyens financiers leur permettant d’exercer leurs compétences «  appel contresigné en moins d’un mois par 4000 élus de tout le pays.

 

Et c’est la raison pour laquelle il me semble urgent que les partis et les élus se réclamant de la démocratie, de la défense de la classe ouvrière et de la paysannerie s’unissent  pour :

 

               l’interdiction des licenciements ;

               les garanties de l’Etat que le paysan puisse vivre de son travail : fixation de prix planchers pour tous les produits, prix qui permettent à tous nos agriculteurs de vivre dignement de leur travail ; le maintien de l’organisation des viticulteurs en coopératives, le maintien de leur nombre

               le rétablissement du monopole public de la Poste, d’EDF et de GDF, et l’abrogation des directives européennes organisant l’ouverture à la concurrence ;

               la levée de toutes les restrictions aux droits aux soins et à la protection sociale, en rétablissant la Sécurité sociale de 1945 ;

               le retrait du projet de réforme territoriale, le rétablissement de la libre administration des communes et des départements ainsi que des moyens financiers leur permettant d’exercer leurs compétences, l’engagement des élus à refuser de faire supporter à la population, au personnel territorial,  la politique de restriction dictée par le gouvernement et le pacte de stabilité.

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