Alerte ! Philippe Saurel (ex PS), Maire de Montpellier, veut une euro-métropole de Sète à Nîmes (197 communes)

Publié le par POI Montpellier

 Alerte ! Philippe Saurel (ex PS), Maire de Montpellier,

veut une euro-métropole de Sète à Nîmes (197 communes)

 

Ce qui signifierait :

 

 Des milliers de suppressions d'emplois

La casse des services publics

 

Ce 17 juillet, le conseil d'agglomération de Montpellier a voté le principe du passage en Métropole. Ceci par 75 voix pour (dont 42 voix des élus de Montpellier), 3 contre et 11 abstentions. L'actuel maire de Montpellier, Ph. Saurel, qui avait fait mener sa campagne sur le refus de la Métropole, a ainsi tourné le dos à cet engagement et milite maintenant en faveur du « big bang » territorial souhaité par le premier ministre Emmanuel Valls. Une réforme qui, au Parlement, a été approuvée par 261 voix pour, 205 contre et 85 abstentions !  Donc une minorité pour changer la structure des régions !

C’est maintenant aux 31 communes de Montpellier de voter pour ou contre le passage en métropole.

Mais Ph.Saurel vise bien plus loin, déclarant dans la presse : « Certaines communautés de communes m'ont déjà donné leur accord pour aller vers la Métropole : Ales, Nîmes, L'état de l'or, les Matelles, Lunel, Sète et le Pays viganais ; Ça commence à faire un sacré territoire. » Soit une métropole de 197 communes !

 

Comme le POI l’a expliqué ces derniers mois, il s’agit de faire exploser le cadre de la République une, indivisible, laïque avec  ses 36 000 communes,  ses services publics et les agents qui y sont rattachés, avec leurs droits et leurs statuts. Le but affiché est clair : il s'agit  d'appliquer le programme de Gattaz, c'est à dire liquider tous les acquis ouvriers et républicains satisfaisant, à la fois les injonctions de l’Union européenne, et derrière elle, les banques et la finance.

 

 Michel Sapin, ministre PS des finances, le dit clairement en répondant au journal les Echos (3 juin) à la question  « les effectifs vont-ils baisser dans les collectivités ? »,  « ce n’est pas un objectif en soi mais ce sera sans doute à terme une conséquence de la réforme ».

 

René Revol (PG) dénonce la Métropole pendant des mois, et s’abstient lors du vote !

 

Une question se pose à tous ceux qui veulent aider la résistance à la politique de Hollande/Valls : les 11 métropoles ont été décidées par le gouvernement, mais n’est-ce pas les responsables locaux de « gauche » qui mettent en œuvre cette politique ?

 

Ainsi, comment comprendre que le responsable du PG, également maire de Grabels et nommé vice-président de l’agglo par Ph.Saurel, puisse multiplier les déclarations contre la Métropole, notamment lors des élections municipales, pour finalement s’abstenir lors du vote ?

 

Quant aux responsables du PCF, ils ont déclaré dès le départ : «  Un tel débat, de tels choix [le passage en métropole de Montpellier, NDLR], doivent être validés par les citoyens eux-mêmes » (17/04/2013). Il faudrait donc substituer le combat contre la métropole à la consultation des citoyens dans le cadre d’un grand débat ? N’est-ce pas renoncer à tout combat indépendant ?

 

N’est-ce pas la conséquence de la soumission à l’Union européenne entrainant l’adaptation (même critique) aux choix du gouvernement ?

Ces problèmes ne doivent-ils pas être discutés ?

 

Comment s'en sortir ?

 

On ne le répétera jamais assez, ce qui est en jeu, ce sont les services publics nationaux, le code du travail national, la sécurité sociale nationale, les conventions collectives nationales et les statuts nationaux ! Ce que Gattaz et l'Union européenne exigent, c'est en finir avec tout ce que la classe ouvrière a obtenu pendant des décennies de lutte de classe. Et, si pour cela, il faut détruire le cadre administratif de la République une et indivisible, et bien, ils le rêvent et le Gouvernement le fait.

 

Comment s'en sortir ? Les cheminots ont montré la voie, suivis par les marins de la SNCM.

 

 Les confédérations CGT et FO suivie par la FSU et Solidaires ont décidé de quitter la « conférence nationale » convoquée par le Gouvernement pour appliquer le plan d'austérité. Elles ont raison, le chemin, c'est la résistance.

 

Il faut en finir avec la politique de ce gouvernement aux ordres du patronat et de l'Union Européenne.

 

S'agissant de l’Hérault, cette métropole ne doit pas passer, les 31 maires et conseillers municipaux ont donc le choix : se faire le relais de la politique de destruction du gouvernement ou bien y résister.

 

Comme c’est déjà le cas dans certaines villes en France, avec leurs syndicats CGT et FO, les personnels municipaux et territoriaux se mobilisent contre cette réforme et les conséquences pour leur droits. Ces personnels ont raison, c’est la voie à suivre.

 

Sur un autre plan, des maires et élus de toute la France se sont réunis le 28 juin à Paris, et proposent de discuter d’une manifestation nationale à Paris contre le projet de loi qui voudrait liquider départements et régions.

 

C’est bien la mobilisation unie qui l’emportera et le POI y contribuera.

 

 

 

La CFDT décidant, comme à son habitude, de soutenir cette nouvelle contre-réforme : « [la CFDT] s'est prononcée pour des Régions fortes et pour des intercommunalités puissantes. Elle y met aussi des conditions: une déconcentration réelle des services de l'Etat, des compétences exclusives à chaque échelon territorial et un dialogue social constant tout au long du processus de réforme » (03/07/2014) En clair : tout le programme du gouvernement et de l’Union européenne.

 

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