4 pages enseignant/fonction publique issu du congrès départemental du 16.01

Publié le par POI Montpellier

Lors du congrès départemental du POI de l’Hérault, préparant le 2ème congrès national du POI, une discussion a eu lieu dans la commission enseignants/fonction publique :

« Face à l’avalanche de coups contre les services, contre le statut des travailleurs de la fonction publique, dans le cadre de la LOLF, maintenant de la RGPP, face aux privatisations…

comité politico-syndical pour un référendum ou

grève jusqu’au retrait ? Où est l’issue ? »

 

Vous trouverez dans ce quatre pages :

1 Le compte rendu de la discussion qui s’est menée lors du congrès départemental du POI ce samedi 16 janvier 2010 à Montagnac.

2 Une contribution à la discussion de deux enseignants, militants du POI de l’Hérault sur les « états généraux du service public » sur le modèle de ce qui a été fait à la Poste, réunissant le PS, le PG, le PC, les Verts, le NPA… mais aussi et surtout les organisations syndicales.

3 Une information sur la grève du 21 janvier à Béziers faite par un adhérent du POI.

4 Un appel de fonctionnaires soumis à signature.

 

1 Table ronde de militants ouvriers et syndicalistes lors de la commission Fonction publique et Education nationale du congrès départemental.

10 participants.

 


Christophe  (professeur en lycée) : « Lors de ses vœux, le Président de la République a confirmé toutes les contre-réformes de démantèlement de l’EN, en citant la réforme du lycée, et annoncé une « réforme » des retraites.

 Les personnels résistent : 150 AG de lycée ont adopté des motions unitaires pour le retrait de la réforme du lycée. Au centre Pompidou, les personnels en grève pendant 3 semaines avec leurs syndicats ont arraché des postes, contre la RGPP. Il y a eu les premières mobilisations d’enseignants et de lycéens en décembre contre la réforme du lycée. Il y a un rejet croissant des journées d’action, comme le montre la motion adoptée par l’AG du collège d’Audrey.

Cette résistance rencontre des obstacles, car les partis de « gauche » comme de droite soutiennent le traité de Maastricht et les directives européennes à l’origine de toutes ces contre-réformes mises en place par les gouvernements successifs: la RGPP et la LOLF ont pour but d’appliquer le pacte de stabilité (article 50 LOLF), la loi Fillon de 2005 imposant le « socle commun des connaissances et des compétences » est une application de la stratégie de Lisbonne, la mastérisation détruisant les statuts et les concours est une adaptation au LMD…

  • A Dijon, se sont rencontrés «  pour un nouveau contrat entre l’école et la nation », des dirigeants du PS (V. Peillon), les Verts, le Modem et Robert Hue (ancien secrétaire général du PCF), avec G.Aschiéri, F. Rollet et G. Moindrot, responsables de la FSU.  La déclaration finale de ces rencontres propose de « permettre à chaque élève d’atteindre un socle commun de connaissances et de compétences », ce que fait la loi Fillon au collège, d’ « allonger l’année scolaire de 3 semaines » (c’est la reconquête du mois de juin), et de « réfléchir au temps de présence dans les établissements, notamment pour permettre un meilleur accompagnement des élèves (tutorat, soutien scolaire, relations, concertation avec les élèves, orientation, accueil et conseil aux familles...). l’autonomie des établissements devra être renforcée…La formation professionnelle initiale et continue des personnels devra aussi  être revue » : c’est exactement le contenu des « réformes » du lycée  et des concours. V. Peillon a déclaré sur France Inter jeudi : « le lycée coûte trop cher ».
  • Succession de journées d’action proposée par FSU-Sud-CGT, avec ou sans grèves... N’est-ce pas la grève jusqu’au retrait qu’il faut préparer ?
  • Les Etats Généraux du service public, associant la FSU et certains syndicats de la CGT au PS, PCF, NPA, PG et Verts, vise à généraliser à l’ensemble de la Fonction publique les méthodes du « comité votation » pour la Poste !

 

Dans cette situation, quelles interventions politiques du POI pour servir de point d’appui à la lutte de classe et construire notre parti ?

Il y a la proposition du BN POI aux comités d’une manifestation nationale le 5 juin dans un cadre de front unique pour la défense des retraites, à laquelle s’articule un appel politique de militants des 3 Fonctions publiques pour le retrait des contre-réformes.

Nous pouvons aussi discuter d’un tract POI 34  d’aide à la lutte des classes dans l’EN pour lever les obstacles, discuter avec les collègues, vendre IO, proposer l’adhésion. »

 

David (intermittent du spectacle) : « Les collègues commencent à comprendre que pour défendre les revendications, il faut s’opposer aux journées d’action. La motion du collège d’Audrey témoigne des doutes et de la lassitude des enseignants quant à ce dispositif. Ceci est un point d’appui pour mener des discussions politiques : il faut relier la question des journées d’action à la responsabilité des appareils, comme à la Poste où on continue de discuter des obstacles, et nous sommes le point d’appui indépendant.

Le fait que les responsables de la FSU, première fédération de fonctionnaires, se rendent en tant que telle aux rencontres de Dijon sur la base qu’a rappelée Christophe, n’était-ce pas déjà l’amorce d’un comité politico-syndical ?

Nos tracts doivent partir de l’urgence qu’il y a à mettre en échec cette politique de destruction : c’est maintenant qu’ils détruisent les postes, les concours, les statuts, c’est à dire les conditions de travail des personnels, et les conditions d’étude, les diplômes et l’avenir des jeunes. »

 

Aurélie (salariée, militante AJR) : « L’AJR intervient sur la fac de lettres pour s’opposer au contrôle continu, qui se met en place dans le cadre du LMD. Le LMD représente une perte d’1/3 de cours par an, des cours sont remplacés par des stages, les profs sont placés devant le dilemme de récupérer 3 semaines de cours en détruisant les examens. Les étudiants sont dans le flou, pas trop au courant. Tout ceci se fait  avec l’accompagnement de l’UNEF qui organise une campagne sur les rattrapages qui ne règle pas les problèmes des étudiants, et vote dans les CA.

Il y a aussi la mise en place du plan campus : la fac n’est plus financée par l’Etat, mais par le privé. Ce plan Campus s’est fait avec le vote favorable du PS et du PCF au Conseil municipal de Montpellier, et l’abstention du NPA…pour des raisons d’urbanisme ! »

 

Patricia (CNRS) : « Il y a eu un tract POI aux collègues de la recherche et aux salariés de Sanofi sur le grand emprunt : c’est la privatisation de la recherche publique ! Pour  financer la recherche, il faut emprunter désormais sur les marchés financiers,  le financement de la recherche repose sur le placement de l’argent, et sous forme de projets de Partenariat Public Privé (PPP). Nous avons fait le lien avec la marche unie : Sanofi se débarrasse de son activité de recherche pour la faire faire par la recherche « publique ».

Le rôle du POI est de bien faire comprendre aux collègues ce qui se passe. Les collègues me demandent : « qu’est-ce qu’on fait ? ». Bien sûr, leur proposer de construire le POI ; aujourd’hui, la manifestation nationale pour la défense des retraites me paraît une bonne réponse. »

 

Audrey (professeur en collège) : « Dans mon collège, le doute par rapport aux journées d’action s’exprime ; si des collègues font encore grève pour manifester leur mécontentement, ils sont sans illusion aucune sur la possibilité de gagner au soir d’une journée d’action. En même temps une conscience très nette de la gravité des attaques s’affirme, et une volonté de faire plier le ministre par la grève : « une grève par-ci une grève par-là ça suffit, on s’agace et on bloque tout ! ». les collègues ne veulent pas renouveler 2003, grève reconductible parsemée de temps fort. Notre AG du 17 décembre s’est prononcée pour la grève jusqu’à satisfaction de nos revendications (retrait du projet de réforme des lycées, abrogation des décrets mettant en œuvre la mastérisation des concours, restitution des postes), demandant à nos syndicats de mettre en œuvre ce mot d’ordre dans l’unité. (note : de nouveau cette position a été adoptée mardi 19 janvier par les enseignants du même collège) »

 

Yolande (employée sécurité sociale) : « Les attaques pleuvent : La CPAM de Montpellier et Béziers ont fusionné. Les ARS se mettent en place en 2010. Mais rien  ne transpire, pas d’infos. Il y a aussi la question des retraites. Le régime général ne pourrait plus payer en 2010. Dans mon service, les collègues me disent : « l’espérance de vie a augmenté, on ne peut pas maintenir le niveau de retraite comme avant ». J’attends de notre intervention un argumentaire précis qui me permette de leur répondre, avec des arguments précis. »

 

Jean (parent d’élève) : « Je suis membre d’une fédération de parents d’élève. On nous enferme dans les Conseils d’administration. Moi j’attends un tract qui nous permette d’aller vers les jeunes, qui nous permette de nous unir parents, élèves et enseignants. Un tract particulier sur enseignement et école, qu’on pourrait diffuser dans les facs et dans les lycées. »

 

Laurence (institutrice) : « Dans le premier degré: 6577 postes au concours pour 9640 départs en retraite soit -3063 postes pour 3500 élèves supplémentaires. Tout le monde comprend la gravité de la situation, d'autant plus que le ministre annonce le recours systématique aux étudiants contractuels de master pour les remplacements et ce pour - de 300 euros par mois. Un enseignant de Rased (réseau d'aide) doit prendre en charge 45 élèves et la maternelle publique, gratuite, laïque  tend à être remplacée par des jardins d'éveil payants. Les enseignants (maternelle et primaire) ont vu la dégradation de leurs conditions de travail avec l'allongement de leurs journées : 1/2 heure le matin, un temps de repos le midi réduit, du fait des 2 H de pseudo-soutien aux élèves en difficulté! Fatigue accrue aussi des enfants... Mais des heures en moins enlevées à tous les élèves (soit une année scolaire au total sur l'ensemble d'une scolarité). Comment comprendre alors des appels à la grève d'une journée comme depuis le 24 novembre et l'an dernier ? Les collègues disent: "pourquoi perdrais-je une journée alors qu'il y a une manifestation prévue un Samedi après-midi?" La vraie question posée n'est-elle pas: comment gagner sur la restitution des postes, l'arrêt des EPEP (privatisant de l'école) et donc la grève jusqu'à satisfaction? »



 

2 Contribution à la discussion de deux enseignants concernant

les Etats généraux des services publics.

 


« Les Etats Généraux du service public, associant la FSU et certains syndicats de la CGT au PS, PCF, NPA, PG et Verts, visent à généraliser à l’ensemble de la Fonction publique les méthodes du « comité votation » pour la Poste :

  • ·  objectif à l’action syndicale de « reprendre la demande d’un référendum pour insérer dans la Constitution des principes forts sur le service public », alors que tous savent que le référendum « n’est pas possible » (JM Ayrault). Faudrait-il refaire à l’échelle de tout le service public la même erreur qui a conduit à laisser passer la privatisation de la poste ? La loi sur la privatisation de la poste était votée. Il faut quand même dresser un bilan : la loi a été votée parce que pour l’instant la grève générale des postiers et de leurs organisations, jusqu’au retrait de la loi, n’a pas eu lieu. Elle n’a pas eu lieu, parce que  le référendum a été présenté par le « comité votation » aux postiers pendant des mois, jusqu'au 24 novembre dernier, comme le seul moyen de s'opposer au projet gouvernemental.  La grève du 22 septembre 2009 à la poste  n'a été présentée et préparée que comme une  "étape" pour préparer la "votation citoyenne" du 3 octobre. Et d'ailleurs, qu'est ce que le comité national a fait de cette votation, du succès du 3 octobre ? Des manifestations "décentralisées", l'envoi de cartes postales à Sarkozy, des lâchers de ballons, un pique-nique festif à Paris et… du lobbying auprès des sénateurs !
  • ·  L’ appel aux Etats généraux proclame que « nous ne pouvons nous contenter de défendre un existant que nous voulons transformer » et se fixe comme objectif de réfléchir «  à quel niveau placer les services publics » : «  il nous faudra poser le problème des régions, de l’Etat et de l’Europe », «  certains théorisent une régionalisation dans le cadre de l’Europe des régions ». Or, nos statuts sont nationaux, le service public d’Education est national, tous deux sont liés à la République.
  • ·  Se fixer comme délais « une pétition en juin » et « une manifestation nationale en automne 2010 », n’est-ce pas laisser les mains libres au gouvernement, alors que les contre-réformes pleuvent maintenant ?».

Audrey et Christophe.


 

3 Information sur la grève du 21 janvier à Béziers

 


« Lors de l’AG des grévistes à Béziers organisée par la FSU, 35 présents environ. 40% d’enseignants grévistes à Henri IV, 44% à Jean Moulin, 42% dans les écoles primaires du Biterrois.

J’interviens : « Les interventions ont montré que nous sommes tous confrontés au non remplacement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite, à la suppression de dizaines de milliers de postes, et aux contre-réformes chargées de les organiser : réforme du lycée, des EPLE, de la mastérisation, casse des statuts nationaux, dénationalisation de l’Education nationale. Dans les lycées, le rejet est énorme. Il y a eu un début de mobilisation en novembre décembre : 150 motions d’AG de lycée demandant le retrait, avec l’intersyndicale du second degré, une manifestation le jour du CSE, des mobilisations de lycéens aussi. A Henri IV, nous avons remis au ministre lors de sa venue en octobre une motion lui demandant d’abandonner sa réforme.

Il était urgent que les directions nationales des syndicats du second degré soumettent en commun aux AG de Personnels la  proposition de la grève pour le retrait et, s’il le faut, jusqu’au retrait de ces mesures : n’est-ce pas la seule façon de faire reculer le gouvernement ? Au lieu de cela, on se retrouve avec le même scénario qu’en 2003 ou 2008, des journées d’action saute mouton les journées d’action à répétition sont aussi stériles que lassantes et démoralisantes, parfois avec grève, parfois sans grève, avec des mots d’ordre peu clairs et dilués. C’est la grève jusqu’au retrait qu’il faut. »

Les responsables de la FSU ont alors proposé « d’inscrire les actions locales dans le dispositif national des collectifs pour défendre les services publics », arguant que «  il n’y a pas de recette miracle, la grève ne se décrète pas ». Seul un retraité a expliqué qu’il s’agit en fait d’agir dans le cadre d’un « front social républicain pour les services publics » où les syndicats se retrouvent avec la PS, le PCF, la NPA, le PG et les Verts, mais sans dire que cet appel héraultais se situe dans le cadre de l’appel national pour des Etats Généraux des services publics. La seule proposition faite lors de l’AG a alors été « d’élargir le collectif en se réunissant dès lundi, et de préparer une réunion sur Béziers, comme à Montpellier le 22 ».

Je suis ré intervenu : « Il faut donner tous les éléments aux collègues : donner comme seul débouché à la grève la préparation des Etats Généraux des services publics pose problème : comme pour la poste, la seule issue serait-il d’organiser un référendum, alors qu’on sait que, de l’avis même des dirigeants du PS, un référendum n’est « pas possible »  ? Avons-nous besoin d’attendre un improbable référendum pour défendre nos statuts et l’Ecole ? Cet appel national propose « une manifestation nationale à l’automne 2010 » : d’ici là, beaucoup de contre-réforme, celle du lycée, celle des retraites, seront passés ! Que va-t-on faire aux côtés de ceux qui, comme le PS ou le PCF, pensent qu’une réforme des retraites est indispensables, et font leur offre de service à Sarkozy ? Pourquoi ne pas dire que la défense du service public, c’est la défense des statuts nationaux, la restitution des postes supprimés, le retrait de toutes les contre-réformes ? Il n’y a aucune revendication précise dans l’appel aux Etats généraux ! La liberté de revendiquer et d’agir du syndicat n’est-elle pas remise en cause ?  On nous propose en fait de faire comme à la poste, où la loi de privatisation est passée parce que la grève des postiers avec leurs organisations jusqu’au retrait n’a pas eu lieu, parce que le comité politico – syndical pour la votation a proposé, pour obtenir un référendum, des cartes postales, des lâchers de ballons, et autres manifs décentralisées. »


 

4 Appel de fonctionnaires à signer, faire signer… (extraits)

 

Incontestablement, les fonctionnaires, tous les fonctionnaires -de l’Etat, territoriaux, hospitaliers - sont soumis à des attaques et des remises en cause telles que pour la plupart, nous les aurions jugées inconcevables et impossibles il y a encore seulement quelques années. (…)

Et aujourd’hui, le doute est il encore permis ?

En mettant bout à bout cet ensemble de « Réformes », avec ce point d’orgue qu’est la RGPP, avec ces incroyables remises en cause, peut on s’illusionner sur les buts recherchés ?

Devant cet édifice et ces faits incontestables, continuer à croire ou à faire croire qu’ils pourraient même de loin répondre à des nécessités d’amélioration ou de modernisation, continuer à laisser entendre qu’on pourrait les amender ou les améliorer serait non seulement s’illusionner, mais bien plus finir par participer de l’insidieuse entreprise !

 

Nous sommes persuadés que, comme nous, dans leur écrasante majorité, les fonctionnaires veulent rester ce qu’ils sont. Ils veulent, en toute conscience et avec la conscience professionnelle qui caractérise encore toute la fonction publique, poursuivre leur travail au compte des intérêts de tous, assurer leurs missions ; ils savent que ce dont ils ont besoin, c’est du respect des statuts, du respect des missions et du maintien des moyens indispensables pour les remplir ; ils savent qu’une augmentation des salaires et traitements est nécessaire et urgente ; ils savent aussi que la préservation du code des pensions civiles et militaires qui lie, pour les fonctionnaires de l’Etat, leurs retraites à leur statut est indispensable.  Voila les vraies conditions d’une amélioration, d’une réelle modernisation : l’exact contraire de la poursuite de cette entreprise qui vise à liquider le Service public et la Fonction publique !

Continuer à tergiverser, faire croire que ce cadre destructeur mis en place il y a des années peut aboutir à  autre chose qu’à la démolition, continuer à participer à l’élaboration ou à l’application des réformes, aujourd’hui, n’est ce pas  cautionner, accompagner et en définitive participer à la destruction ?

Ceux qui considèrent que la solution pourrait être du côté des Etats Généraux du Service Public récemment convoqués par un comité national rassemblant la quasi-totalité des partis de gauche et des syndicats ne devraient –ils pas s’interroger ?

Une initiative du même type regroupant partis, syndicats, associations, a été mise en place face aux menaces de privatisation contre la poste. Ce sont les mêmes propositions, faites par les mêmes organisations et associations : débats, ateliers, réunions et manifestations diverses, votation et combat pour un référendum. Ces propositions se fixent même d’être le cadre incontournable de l’action des organisations syndicales !

Pour quel résultat à la poste ? Pour rien ! La loi de privatisation de la poste a été votée, malgré toutes les propositions et oppositions, par la majorité d’une Assemblée nationale aux ordres. Et tout commence déjà à s’appliquer ! Force est de constater que cette initiative n’a pas répondu à l’attente des milliers de postiers qui résistent et se battent ; elle n’a pas répondu non plus aux deux millions et plus de citoyens qui se sont prononcés pour le retrait de la loi. Par cotre M. Sarkozy s’est félicité de la « participation à ce grand débat national et a salué « cette volonté de transformer la situation actuelle. »  Doit-on appliquer cette même méthode à la Fonction publique et aux services publics menacés comme jamais de disparition ? Ne doit-on pas, au contraire, tirer tous les enseignements de cette néfaste façon de procéder ?

La réponse à ces questions nous conforte dans notre point de vue :

Il est  temps, dans l’unité, de dire : NON !

Halte à la privatisation-destruction de la fonction publique et des services publics !

Quoi que préconise chacun pour faire face, la première des conditions, pour répondre à ces millions de fonctionnaires qui, comme nous, dans des conditions difficiles,  se battent et résistent, c’est de dire Non ! Refus de toute réforme ! Maintien du Service public ! Maintien du statut. Pour ce qui nous concerne, par delà les opinions des uns et des autres, nous estimons que la condition première c’est effectivement de dire Non. C’est à cela que nous avons l’intention d’œuvrer par  cette déclaration qui ouvrirait la voie à la discussion et au débat dans l’objectif de se rassembler pour agir.

 

Je signe cette déclaration !

Nom :                                                                        Prénom :

Adresse :
Mail :                      @                                       Tel :


 

Nous nous adressons aux militants syndicalistes

de la fonction publique, aux fonctionnaires :

Vous pouvez être en accord ou pas avec la politique d’ensemble du POI. Mais n’y a-t-il pas lieu d’ouvrir une discussion, de se rassembler pour en discuter ?

Nous proposons que partout où un militant du POI vous le propose, de petites réunions de discussions, à 2, 3, 4 collègues, puissent s’organiser pour réfléchir, comprendre, et préparer les combats qui sont devant nous.

La commission enseignant fonction publique du congrès.

Publié dans Enseignement

Commenter cet article