tract diffusé au CHU, 23.07.08

Publié le par POI Montpellier

Malgré une opposition quasi unanime auprès du personnel, la loi Bachelot, dite « HSPT », a été adoptée par l'Assemblée nationale en procédure d'urgence le 24 juin !

Plus que jamais : abrogation de la loi Bachelot !


La nocivité de cette loi n'est plus a démontrer : elle entend bouleverser tout le système de soins, avec des conséquences dramatiques pour toute la population et pour le système de Sécurité sociale.

-Mission de service public hospitalier confiée aux cliniques privées à but lucratif

-Mutualisation des établissements publics et privés d' « un même territoire de santé »dans l'objectif de « faire des économies d'échelle »

- Médecins hospitaliers payés désormais selon des objectifs financiers qu'ils auront atteint ou pas, évalués, et éventuellement licenciables, par le directeur de l'ARS

-Base même de la Sécurité sociale remise en cause, remboursement des soins variable suivant le territoire et l'enveloppe financière allouée à celui-ci.

-50 000 emplois de personnel hospitalier menacés de suppression au nom d'un soi-disant déficit.

- La CNAM préconise 2 milliards d'€ d'économies en 2010 pour freiner les dépenses de médicaments, de transport sanitaire 

- A Montpellier comme ailleurs l'attente des malades due à l'engorgement des urgences faute de lits dans les services (fermeture de nombreux lits l'été), la tension qui en résulte chez les personnels, les changements d'horaires, les rappels sur les repos etc...Quid des soins aux malades ? De la sécurité ? Des conditions de travail ? Tout ceci est dépassé ! Place à la loi Bachelot ! Au retour à l'équilibre budgétaire ! Il faut améliorer la « rentabilité » !


Comment comprendre que les partis politiques siégeant à l'Assemblée nationale PS, PC et à leur suite PG et NPA, la Commission Mixte Paritaire qui comprend des élus PS, PC qui a repris dans les grandes lignes le projet de loi initial,  tous « ces élus du peuple » sont restés sourds aux appels des professionnels de santé, et n'ont même pas envisagé de prendre une position commune de retrait de la loi ! Il faut dire que Claude Evin président de la FHF (fédération Hospitalière de France) et membre du PS avait proposé lui-même l'année dernière la liste des hôpitaux à rayer de la carte.


Alors que la Santé, la Sécurité sociale manquent cruellement de personnel, supprimer des milliers d'emplois, des lits, des caisses et des centres de sécurité sociale, qu'est-ce d'autre qu'un plan social ?


Licenciements en masse dans l'industrie, restructurations avec des centaines de milliers de salariés jetés à la rue chaque jour, et dans la santé, la sécurité sociale, c'est la même chose !

 

Il faut une marche unie pour l'interdiction des licenciements !

Pourquoi les partis politiques qui se réclament de la défense des intérêts des salariés et de la classe ouvrière (PS, PC, NPA, LO, PG) refusent-ils de le faire ?


L'appel d'Eschirolles (voir ci dessous) propose une montée sur Paris pour aider à ce qu'une marche unie de tous les partis soit organisée. Pour le moment, tous les partis contactés par le comité POI de Montpellier, du PS au NPA, ont refusé de discuter de cette perspective.

A ne pas le faire, à refuser le combat pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements, ces partis ne laissent-ils pas les mains libres au patronat et au gouvernement ?

Comment comprendre que les partis qui se réclament de la défense des services publics (PS, PC, NPA, PG...) occupés à préparer alliances et listes communes nous disent qu'après les européennes, les régionales sont bientôt là et que c'est une question essentielle, tournant ainsi le dos à tout combat concret pour interdire les licenciements.

Voilà pourquoi le POI soutient les propositions de la réunion d'Echirolles :

« Le 3 octobre rassemblement à Paris, première étape dans le combat pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements. Le 5 septembre, pour en discuter les modalités, nouvelle rencontre nationale des délégués

Nous nous adressons à tous les jeunes, les travailleurs frappés par le gouvernement et le patronat :

Faites connaître l'appel des 10 de Caterpillar, constituez vos comités pour l'unité pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements dans toutes les localités, sans attendre. Mandatez vos délégués à la prochaine réunion nationale le 5 septembre à Paris.

C'est pourquoi, nous nous adressons à tous les signataires, à tous les comités pour l'unité pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements : A tous les niveaux, retournez voir les dirigeants du PC, du PS, du NPA, de LO, du PG pour leur dire : " n'hésitez plus, ne tergiversez plus, ne refusez plus Organisons ensemble la marche unie. Venez à la réunion du 5 septembre. Venez à cette première étape du 3 octobre." »

Elisons nos délégués pour la réunion du 5 septembre ! Montons à Paris le 3 octobre !

Publié dans Hopitaux

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