tract diffusé à Dell, 20.07.09

Publié le par POI Montpellier

110 licenciements à Dell : qui peut accepter ce plan de destruction de l'emploi ?

Comme le dit le délégué syndical de Goodyear interviewé par «  Informations Ouvrières » :

 «  la seule victoire est celle du maintien de l'emploi ! »

 

Voici donc que la direction confirme ce qu'elle annonçait depuis des mois : 110 postes vont être supprimés dans les mois qui arrivent. Qui peut accepter ?

La direction, pour faire passer son plan, explique que les primes de départ vont permettre de relancer des jeunes qui souhaitent partir : mais une fois la prime consommée, qui va retrouver du travail dans un contexte où le gouvernement annonce 800 000 chômeurs en plus, où le pôle emploi est débordé de sans emplois ?

Le codirecteur explique dans le Midi Libre du vendredi 17 juillet : « Notre objectif premier était d'obtenir de la direction la prise en compte du principe de volontariat. C'est-à-dire donner la possibilité à une personne, dont le poste n'est pas impacté par le plan, de profiter de ce dernier pour partir. Parce qu'elle a d'autres projets, par exemple ». N'est-ce pas pousser des jeunes vers la sortie ? Mais quels sont donc ces « autres projets » ? Retrouver un emploi alors que les licenciements pleuvent tous les jours ? Qui peut croire une telle fable ?


Dans toute la France, une aspiration monte :

il faut interdire les licenciements !

Il faut une marche unie !


Comment comprendre que les partis qui se réclament de la défense des ouvriers (PS, PC, PG, NPA, LO) tournent le dos à cette aspiration pour préparer les élections de 2010 et 2012 ? C'est ici et maintenant que les travailleurs et la jeunesse exigent qu'on sauve les emplois !


A Dell, à Sanofi, à Areva : marche unie pour l'interdiction des licenciements ! Le PS, le PC, le NPA, le PG et LO ont été sollicités par le POI pour avancer dans cette direction : pourquoi refusent-ils ?



Voilà pourquoi le POI soutient les propositions de la réunion d'Echirolles (voir au dos) :

« Le 3 octobre rassemblement à Paris, première étape dans le combat pour la marche unie

pour l'interdiction des licenciements.

Le 5 septembre, pour en discuter les modalités, nouvelle rencontre nationale des délégués

Nous nous adressons à tous les jeunes, les travailleurs frappés par le gouvernement et le patronat :

Faites connaître l'appel des 10 de Caterpillar, constituez vos comités pour l'unité pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements dans toutes les localités, sans attendre. Mandatez vos délégués à la prochaine réunion nationale le 5 septembre à Paris.

C'est pourquoi, nous nous adressons à tous les signataires, à tous les comités pour l'unité pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements :

A tous les niveaux, retournez voir les dirigeants du PC, du PS, du NPA, de LO, du PG pour leur dire : " n'hésitez plus, ne tergiversez plus, ne refusez plus Organisons ensemble la marche unie. Venez à la réunion du 5 septembre. Venez à cette première étape du 3 octobre." »

Adhérez au comité pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements !

Monsieur Vézinhet, appelez à la marche unie pour l’interdiction

des licenciements !

 

A juste titre le président PS, avec les représentants du PC, ont voté une motion qui « dénonce la volonté de l’entreprise DELL-COMPUTER de réduire ses effectifs, alors même qu’elle réalise des bénéfices et qu’elle s’est hissée à la place de leader mondial dans le domaine de la micro-informatique ».

En effet, le conseil général de l’Hérault a versé 760 000 E de subventions pour cette entreprise qui maintenant supprime 110 emplois.

Mais ces partis peuvent-ils simplement « dénoncer » ? Ne devraient-ils pas appeler à la mobilisation des travailleurs, des jeunes pour l’interdiction des licenciements ?

Il faut une marche unie sur Paris : Monsieur Vézinhet, c’est de votre responsabilité que d’y appeler !

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