Nouvelle lettre du POI de Montpellier aux sections du PS, du PC, de LO, du NPA, du PG.

Publié le par POI Montpellier

Nouvelle lettre du POI de Montpellier aux sections du PS, du PC, de LO, du NPA, du PG.

 

 

 

Montpellier, le 05/07/2009


Camarades,


Le comité de Montpellier du parti Ouvrier Indépendant s'adresse à nouveau à vous pour vous proposer une rencontre pour l'interdiction des licenciements.


Chacun le sait, les travailleurs de ce pays sont confrontés à une succession de plans de licenciements. A Montpellier, après Dell, Sanofi Aventis opère une  « restructuration » qui va affecter près de 300 salariés sommés de partir en retraite anticipée ou de rejoindre le site de Vitry. Sans parler des précaires de la fonction publique : EVS et AVS... De mois en mois la situation s'aggrave et des dizaines de milliers de travailleurs basculent : 90 000 inscriptions supplémentaires au pôle emploi pour le seul mois d'avril ! Peut-on les laisser se battre secteur par secteurs, entreprise par entreprise ? Ne faut-il pas que les partis politiques de gauche leur apportent une réponse, leur ouvrent une perspective ?


Des dizaines de comités pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements se sont constitués partout en France ; ils ont recueilli plus de 70 000 signatures pour la marche unie. Une conférence de délégués a eu lieu à Puteaux les 15 et 16 mai 2009, regroupant des travailleurs, des syndicalistes, mais aussi des militants du PS, du PCF, du NPA, du PG et du POI.

A Echirolles dans l'Isère, des travailleurs de 20 entreprises se sont réunis le 27 juin 2009. Reprenant l'appel des 10 ouvriers de Caterpillar, ils ont fait des propositions concrètes pour avancer dans l'organisation de la marche unie, avec tous les signataires, avec les comités déjà constitués. Ils en appellent à vos organisations :"n'hésitez plus, ne tergiversez plus, ne refusez plus. Organisons ensemble la marche unie. Venez à la réunion du 5 septembre. Venez à cette première étape du 3 octobre."  (voir pièces jointes)


N'ont-ils pas raison ?

A ne pas le faire, à ne pas avancer dans le combat pour la marche unie, l'ensemble des partis qui prétendent défendre les intérêts des salariés, des travailleurs, de la classe ouvrière, ne portent-ils pas une responsabilité dans la catastrophe sociale à laquelle sont confrontés des millions dans notre pays ?


Cette question n'est pas nouvelle : c'est la quatrième lettre que nous vous écrivons.

Avant les élections européennes, nous nous sommes rendus à un meeting du NPA. Nous avons fait la proposition d'engager la bataille pour la marche unie. Réponse : « nous sommes trop petits pour y appeler, et de toute manière, c'est aux travailleurs de le faire ».

Le parti de gauche nous a répondu du bout des lèvres en indiquant être prêt à discuter, mais a tout fait pour éviter que cette rencontre ait vraiment lieu, très pris par l'organisation des européennes, puis ne donnant pas suite à notre proposition de rendez vous.

Contactés, les responsables du PCF sur Montpellier n'ont pas voulu engager la moindre discussion sur le terrain de la marche unie.

Quand à LO et au PS, ils n'ont pas répondu.

Par contre, ce mercredi 1er juillet, le PC, le NPA, le PG, les Cuals et LO se sont rencontrés pour discuter, au moment où pleuvent les licenciements, d'une question : que faire pour... les élections de 2010 !

Pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements, personne! en revanche  pour envisager les combinaisons électorales pour 2010 ( !) les partis se réunissent dès maintenant.

Les travailleurs licenciés peuvent-ils attendre 2012 ou même 2010 pour défendre leur emploi ? Quelle élection va pouvoir empêcher que les licenciements ne liquident des millions d'emplois?

C'est pourquoi, le POI, partie prenante de la conférence des 15 et 16 mai, soutient et relaie cet appel lancé le 27 juin ; et c'est également pourquoi nous vous écrivons à nouveau.

Nous avons des divergences ; mais par-delà celles-ci, ne devons-nous pas prendre nos responsabilités et nous rencontrer pour répondre aux travailleurs réunis à Echirolles, pour avancer ensemble dans la voie de l'unité pour l'interdiction des licenciements, maintenant, tout de suite ?


Dans l'attente de votre réponse, nous vous adressons nos salutations fraternelles,

Le bureau du Comité de Montpellier du POI

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