Tract Sanofi du 15.07.09

Publié le par POI Montpellier

Un licenciement toutes les trente secondes en France, 800 000 chômeurs supplémentaires pour l'année 2009 :


Il faut une marche unie pour l'interdiction des licenciements !

Pourquoi les partis politiques qui se réclament de la défense des intérêts des salariés et de la classe ouvrière refusent-ils de le faire ?

 

Le 4 juillet, le Midi Libre annonçait : « le groupe [Sanofi] prévoit la fermeture de quatre sites en France (Bagneux, Rueil-Malmaison, Évry et Labège). Leurs activités seront transférées sur des sites plus importants alors qu'un cinquième site (Porcheville) sera mis en vente et qu'un plan de départs volontaires va être mis en place. »

Le site de Porcheville, employant 200 personnes, devrait être fermé : que vont devenir les salariés ?

Selon le Midi Libre du 10 juillet : « Le représentant de la CFDT poursuit : « Il a été annoncé unilatéralement qu'il n'y aura pas de licenciements secs. Mais des propositions de mutation à Vitry ou des reclassements sur le site montpelliérain. »Les syndicats veulent des mesures d'accompagnement. »

Des propositions de mutation à Vitry ? Mais le fait de faire cette proposition : n'est-ce pas un chantage inacceptable ? Ne faut-il pas se battre pour refuser tous les licenciements, toutes suppressions de poste ou toute mutation à 500 Kms de Montpellier ?

Qui peut prétendre défendre les salariés et dans le même temps, accompagner les mesures destructrices d'emplois de la direction de Sanofi (au chiffre d'affaire de 27,5 milliards d'euros pour 2008) ?


A Sanofi, à Dell : interdiction des licenciements ! Il faut une marche unie sur Paris !

Le PS, le PC, le NPA, le PG et LO ont été sollicités par le POI

pour avancer dans cette direction : pourquoi refusent-ils ?

 

L'appel d'Eschirolle (voir ci dessous) propose une montée sur Paris pour aider à ce qu'une marche unie de tous les partis soit organisée. Pour le moment, tous les partis, du PS au NPA, ont refusé.

A ne pas le faire, à refuser le combat pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements, ces partis ne laissent-ils pas les mains libres au patronat et au gouvernement ?

Contactés par le comité POI de Montpellier, ces partis ont, pour le moment, tous refusé de discuter d'une telle perspective.

Voilà pourquoi le POI soutient les propositions de la réunion d'Echirolles :


« Le 3 octobre rassemblement à Paris, première étape dans le combat pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements.

Le 5 septembre, pour en discuter les modalités, nouvelle rencontre nationale des délégués

Nous nous adressons à tous les jeunes, les travailleurs frappés par le gouvernement et le patronat :

Faites connaître l'appel des 10 de Caterpillar, constituez vos comités pour l'unité pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements dans toutes les localités, sans attendre. Mandatez vos délégués à la prochaine réunion nationale le 5 septembre à Paris.

C'est pourquoi, nous nous adressons à tous les signataires, à tous les comités pour l'unité pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements :

A tous les niveaux, retournez voir les dirigeants du PC, du PS, du NPA, de LO, du PG pour leur dire : " n'hésitez plus, ne tergiversez plus, ne refusez plus Organisons ensemble la marche unie. Venez à la réunion du 5 septembre. Venez à cette première étape du 3 octobre." »

 

Qu'en pensez-vous ?

Ne devrions-nous pas organiser une réunion pour discuter de ces propositions ?

Laissez votre contact à nos militants, nous vous proposons d'en discuter !

Ecrivez nous : poi_montpellier@yahoo.fr

 

L'APPEL ADOPTE A L'UNANIMITE DE LA RENCONTRE D'ECHIROLLES DU 27 JUIN 2009

« Dans le cadre de la 2ème conférence pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements de Puteaux, nous nous sommes réunis ce jour pour répondre à l'appel des 10 travailleurs de Caterpillar du 8 juin 2009.

Nous sommes réunis ici dans une salle prêtée par la marie d'Echirolles, commune ouvrière où vivent des centaines de travailleurs de Caterpillar et leurs familles menacés de licenciement immédiat. Nous apprécions ce geste de Monsieur Renzo SULLI, Maire PCF d'Echirolles. Pour nous c'est un signe de solidarité avec tous les travailleurs frappés par la crise. Nous tenons à remercier Monsieur le Maire et son conseil municipal.

u Aujourd'hui sont présents 37 travailleurs

 de 20 entreprises :

AMADEUS (06), AEROPORT de Paris (93), ARCELOR MITTAL et ASCO METAL (57) BGI FACOM (39), BTP AM (06), CARBONE SAVOIE (69), CATERPILLAR (38), CERIC AUTOMATION (21), CGMV dockers (83), CONTITECHANOFLEX (69), CONTINENTAL (78), GEMS (78), GIVAUDAN LAVIROTTE (69), NEO SECURITY G4S (06), PEUGEOT (70), REXOR BOSH (69), SA EVIAN (74), SANOFI AVANTIS (94), ST GOBAIN (71), THYSSEN (57), EVS-AVS de Boissy (94).

u Des travailleurs de 51 entreprises ont adressé des messages de soutien et des réponses :

ABB 95, AIA (Aéronautique) 83, AIRBUS 31, AIRBUS 44, ANTIX 06, ARCELOR MITTAL 57, ARKEMA 04, ASCOMETAL 57, ATOS ORIGIN 92, CANSON 07, CEGELEC 35, CHANTIER NAVAL STX 44, CNRS NANCY 54, CONTINENTAL CLAIRVOIX 60, CUMMINGS 29, DCNS TOULON 83, DELPHI 17, FAURECIA ECHAPPEMENT 25, FUJI AUTOTECH 25, GFD 25, GOODYEAR, SFG 80, INSTITUT ROUSSY 94, ISOVER 71, LATECOERE 32, LINPAC (13), MANITOU 44, MEUNIER 29, MICHELIN 71, MOBALPA 74, MOLEX VILLEMUR 81, OMNIUM FINANCE 31, PAPETERIES DE LA SEINE 92, PAPETERIES MALAUCENE 84, PSA SOCHAUX 25, RENAULT CHOISY 94, RENAULT SANDOUVILLE 76, RENAULT TRUCK 01, RFI 75, SACRED 28, SAGEM COMMUNICATIONS 78, SCHNEIDER ELECTRIC 95, SEVA 71, SGCC 92, SIECMI 29, SODEMECA MICHELIN 59, STP CANNES 06, THALES 31, THYSSEN 57, VALEO TELMA 95, VEOLIA 94. Des travailleurs de la fonction publique et des comités départementaux ou locaux pour la marche unie ont apporté leur soutien.

Une large discussion a commencé et se poursuit.

Depuis que l'appel des 10 a été lancé la situation s'est encore dégradée et les menaces sont très claires pour la rentrée. Pour le seul mois d'avril, 22 600 licenciements et 90 000 inscriptions au Pôle emploi. En septembre 600.000 jeunes supplémentaires seront à la recherche d'un emploi. Ces trois derniers mois 35 grandes entreprises ont annoncé un plan de licenciements sans compter les petites et moyennes. Nous observons que dans la fonction publique - dans les hôpitaux, la Sécurité sociale, etc...- la situation est la même, des milliers de licenciements ont lieu ou sont programmés. Des centaines de milliards d'euros, de crédits aux banques ont été décidés par le gouvernement qui aujourd'hui, face à l'endettement, exige la suppression en 2009 de 32.000 postes dans la fonction publique après les 28.000 de 2008.


Simultanément, ils osent proposer le report de 63 ans ½, à 67 ans du départ en retraite, alors que les licenciements se multiplient et que des milliers d'intérimaire sont à la porte.

Partout les travailleurs et leurs organisations se battent et cherchent les moyens les plus efficaces. La volonté de se battre, de riposter n'est pas en cause, mais tous, nous sommes confrontés à un problème. Comme le disent les 10 de Caterpillar : « Serions-nous condamnés à nous battre chacun dans son entreprise pour la meilleure prime de départ ? »

Pour nous c'est une certitude si les partis, PC, PS, NPA, LO, PG décidaient d'appeler à une marche unie pour l'interdiction des licenciements s'appuyant sur les centaines de comités pour l'unité qui se sont constitués en ce sens et des dizaines et dizaines de prises de position des militants de ces partis, des centaines de milliers de salariés du  privé et du public y répondraient.

La tenue et l'écho de notre réunion de ce jour, préparée en peu de temps, le démontrent.

Nous sommes tous obligés de constater, alors que parmi les travailleurs cette proposition de marche unie pour l'interdiction des licenciements fait son chemin, les partis PC, PS, NPA, PG, LO, n'ont toujours pas décidé de répondre positivement à notre appel et de réaliser réellement, dans l'unité, la marche unie pour l'interdiction des licenciements. Nous le disons de la manière la plus fraternelle aux camarades de ces partis, ces questions politiques sont légitimes :

Le PC qui avait indiqué à la délégation de la conférence de Puteaux être d'accord pour convoquer ensemble avec le POI une réunion avec tous les partis n'a pas donné suite. Mais conformément à ce qu'ils avaient décidés, les députés PC ont déposé un projet de loi d'interdiction des licenciements boursiers mais sans appel à une marche unie pour l'interdiction des licenciements. Le député PCF J.C. Sandrier, n'indique t-il pas le fond du problème en déclarant aux députés UMP : « vous ne prenez pourtant aucun risque, vous êtes majoritaires (...) » ?

Le PS, par la voix de Martine Aubry, dénonçant un  véritable scandale déclarait : « A l'Etat de faire preuve de la plus grande vigilance dans l'application des mesures de reclassement annoncées »

Pour le NPA : « Malgré des luttes dures, aucune boite ne se bat sur la perspective de l'interdiction des licenciements (...). Isolés, les salariés n'ont d'autre choix que de se battre pour des plans sociaux les moins mauvais possibles, des primes de départ conséquentes et un nombre de licenciements moindre par rapport à celui prévu par le patron »

Quelles sont leurs propositions pour mettre un coup d'arrêt aux licenciements ? Quant à nous, nous estimons que leur devoir est d'être à nos côtés et donc d'appeler à la marche unie pour l'interdiction des licenciements.

Dans quelle situation sommes-nous : à ce jour les dirigeants des partis refusent le mot d'ordre d'interdiction des licenciements et la marche unie. Dans le même temps, les travailleurs sont convoqués à des journées d'action « saute mouton » à répétition.

Conséquences : cela n'a pas empêché le moindre licenciement. Ils pleuvent de plus en plus. La tendance n'a pas été inversée.

Nous avons discuté des propositions de « primes de départ » ; des « mesures d'accompagnement ». Personne ne songe même à s'opposer à ces primes de départ. Mais est-ce le seul choix ?

Nous estimons de notre devoir d'informer du témoignage que nous avons reçu d'un ancien délégué syndical CGT de Kuhn-Nodet, une usine de la métallurgie. Les salariés ont obtenu une prime de 40.000 euros. 142 salariés ont perdu leur emploi. Deux ans et demi après, l'immense majorité des salariés de Kuhn-Nodet vivent dans une situation totalement dégradée et instable. La préservation de son emploi est une question de survie pour tous. Nous jugeons utile aussi d'informer : Les ouvriers du groupe américain Timken se sont mis en grève contre les mesures de la direction qui leur proposait l'acceptation de leur licenciement contre une prime de 22.000 euros assortie d'une prime de 1.000 euros par année de d'ancienneté. A la grande majorité, les salariés ont voté contre.

Fort de ces constats indiscutables, nous posons à nouveau la question aux partis : «  vous ne pouvez contester ces faits. Alors jusqu'à quand tergiverserez-vous, hésiterez-vous, refuserez-vous ?  Comme nous, vous constatez qu'imperturbables les patrons continuent. A ne pas dresser la force unie de tous les travailleurs, à continuer ainsi, le gouvernement et le patronat ne serait-il pas fondé à considérer qu'on leur laisse les mains libres ? Alors à nouveau nous vous le disons, la situation est dramatique, il est temps, plus que temps, organisons la marche unie pour l'interdiction des licenciements ».  

Voilà ce qui nous amène à réaffirmer avec force le jugement des 10 de Caterpillar « Si les dirigeants du PS, du PCF, du PG, du NPA, de LO, persistent, ne faudrait-il pas que nous organisions nous-mêmes une montée à Paris ? Cela constituerait un premier pas dans la préparation de la marche unie pour l'interdiction des licenciements qui doit être appelée dans l'unité des partis, et pour laquelle nous combattons plus que jamais


« Le 3 octobre rassemblement à Paris, première étape dans le combat pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements.

Le 5 septembre, pour en discuter les modalités, nouvelle rencontre nationale des délégués

Nous nous adressons à tous les jeunes, les travailleurs frappés par le gouvernement et le patronat :

Faites connaître l'appel des 10 de Caterpillar, constituez vos comités pour l'unité pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements dans toutes les localités, sans attendre. Mandatez vos délégués à la prochaine réunion nationale le 5 septembre à Paris.

C'est pourquoi, nous nous adressons à tous les signataires, à tous les comités pour l'unité pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements :

A tous les niveaux, retournez voir les dirigeants du PC, du PS, du NPA, de LO, du PG pour leur dire : " n'hésitez plus, ne tergiversez plus, ne refusez plus Organisons ensemble la marche unie. Venez à la réunion du 5 septembre. Venez à cette première étape du 3 octobre." »


 contact :  gluiggi@aol.com

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