COMMUNIQUE DU POI à l'issue de son CONSEIL FEDERAL NATIONAL

Publié le par POI Montpellier

COMMUNIQUE DU POI à l'issue de son CONSEIL FEDERAL NATIONAL

14 juin 2009

Un an jour pour jour après le 1er Congrès du POI, le Conseil Fédéral National (CFN) réuni les 13 et 14 juin a estimé que les développements de la situation politique et sociale, comme les résultats de l'activité du POI, confirmaient totalement le bien fondé de la fondation de ce parti.

Dès le début de ses travaux, le CFN a pris connaissance d'un appel de travailleurs de Caterpillar Grenoble qui dit notamment :

« Serions-nous condamnés à nous battre chacun dans notre entreprise pour la meilleure prime de départ ? Serions-nous condamnés à une situation où tous nos délégués syndicaux, tous nos syndicats seraient irrémédiablement contraints à valider ou à accompagner les licenciements ? (...) Et maintenant, que faire ? Nous posons la question : si les dirigeants du PS, du PCF, du PG, du NPA, de LO persistent, ne faudrait-il pas que nous organisions nous-mêmes une montée à Paris ? Cela constituerait un premier pas dans la préparation de la marche unie pour l'interdiction des licenciements, qui doit être appelée dans l'unité des partis, et pour laquelle nous combattons plus que jamais. »

N'ont-ils pas raison ?

Le CFN a invité tous les comités du POI à engager, dans les jours qui viennent, le dialogue avec les travailleurs des entreprises touchées par les plans de licenciements afin qu'ils répondent à cet appel.

Le CFN a adressé à tous les adhérents une Lettre qui dresse le bilan du combat mené au cours de ces 12 derniers mois :

L'appel proposant une marche unie pour l'interdiction des licenciements a recueilli aujourd'hui, dans tout le pays, plus de 70 000 signatures. Des militants de toutes tendances, des responsables, parfois des sections locales du PCF, du PS , du NPA, du Parti de Gauche, de Lutte ouvrière, des militants syndicalistes se sont associés à cette campagne et ont constitué, dans nombre de localités, des comités pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements.
Considérant que rien n'est plus important que la réalisation de l'unité, les comités ont multiplié les démarches en direction des partis aux plans national, départemental, local.
La 1ère conférence de délégués pour l'unité, le 7 décembre à Limeil-Brévannes, l'appel lancé au meeting de Montreuil du POI, le 8 février, l'appel lancé par la tribune du meeting de Marseille le 29 mars pour une 2ème conférence de délégués, la tenue de cette conférence les 15 et 16 mai à Puteaux ont marqué autant d'étapes qui ont vu s'élargir, autour du POI, un front de plus en plus large de travailleurs et de militants de toutes tendances. Ceux-ci, sans nécessairement partager toutes les positions du POI, affirment clairement : « Il n'est pas d'autre solution politique que l'interdiction des licenciements. » C'est un fait : à ce jour, les dirigeants des partis qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie n'ont cessé de tergiverser. La question leur est posée : « ne pas décider de combattre dans l'unité pour l'interdiction des licenciements, n'est-ce pas prendre la responsabilité d'accompagner les licenciements, c'est-à-dire la destruction du travail et de la classe ouvrière ? »

Les destructions d'emplois dans le privé se sont accélérées à un tel rythme que, pour le seul 1er trimestre de 2009, elles représentent le double des emplois détruits en 2008 (187 800 en 3 mois, contre 100 000 pour toute l'année 2008). A ce rythme, ce seraient 750 000 emplois détruits dans le privé pour l'année 2009.

« Les plans sociaux annoncés au premier trimestre ne produiront leur effet qu'à l'automne. Destruction massive de postes de travail, nouvelles entrées sur le marché de l'emploi : le chômage ne peut que fortement augmenter » indique le journal Le Monde, le 12 juin 2009.
Et à cela s'ajoutent les dizaines de milliers d'emplois supprimés dans le secteur public par le gouvernement, au nom de la révision générale des politiques publiques (RGPP) découlant des directives européennes et des diktats de Maastricht.

Le CFN a aussi souligné l' immense rejet des institutions de l'Union européenne, et de la politique anti-ouvrière qu'elles dictent, exprimé dimanche 7 juin à travers les 60% d'abstentions ( 70 à 80% dans les quartiers populaires).

Ce rejet traduit la crise de la démocratie politique. Les institutions de l'Union européenne et de la Ve République apparaissent, chaque jour davantage, en contradiction avec l'exercice le plus élémentaire de la démocratie. La volonté affichée du gouvernement de se subordonner les organisations syndicales, ses appels à l'« unité nationale » autour de sa politique, la décomposition des partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie, constituent des signaux inquiétants pour la démocratie politique.

Il reviendra aux travailleurs et à la jeunesse de trouver les voies et les moyens de la reconquête de la démocratie. Il s'agit de préparer le terrain à de nouvelles institutions politiques, à l'élection d'une Assemblée constituante qui apportera des solutions aux revendications des travailleurs et de la population.

Dans ce contexte d'atteintes à la démocratie, comment ne pas s'interroger sur les véritables raisons de l'invalidation comme conseiller général du canton de Ginestas (Aude) de Gérard SCHIVARDI, l'un des 4 secrétaires nationaux du POI ? Qui peut croire un seul instant que l'on peut être « coupable » pour avoir payé de sa poche 224 euros pour des frais électoraux ?

Le CFN décide d'en appeler à toutes les forces qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie pour dire : dressons-nous ensemble contre ce déni de démocratie !

Dans une situation où le peuple travailleur est saisi chaque jour davantage de la plus grande angoisse face à ce qui le menace, le Conseil fédéral national a décidé de préparer pour la rentrée un projet de plan d'urgence et de reconquête sociale, dans lequel le POI présentera ses propositions politiques sur toutes les questions qui concernent les travailleurs et la jeunesse.

Le CFN a d'ores et déjà comptabilisé, pour la 1ère moitié de l'année 2009, 7965 adhérents et cotisants au POI, soit un chiffre équivalent à celui de la fin de l'année 2008. A l'heure où la crise de la démocratie politique frappe tous les partis, ce résultat permet d'augurer pour la fin de l'année un renforcement significatif de l'ensemble des comités.

Le Conseil Fédéral National lance un appel à tous les adhérents pour qu'ils invitent leurs collègues, leurs amis et voisins à rejoindre en nombre le POI.

 

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Bernard Berthelot 12/11/2009 16:49


Chers camarades,

Le site du comité POI de Saint-Quentin a changé d'adresse : http://sites.google.com/site/poisaintquentin/.

Merci de bien vouloir procéder à la modification dans vos liens.

Bien fraternellement.

Bernard Berthelot.