Compte-rendu de la deuxième réunion du comité de Montpellier pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements, mardi 2 juin 2009

Publié le par POI Montpellier

Compte-rendu de la deuxième réunion du comité de Montpellier pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements, mardi 2 juin 2009

 

9 présents.

 

Alban : Dans le département les licenciements frappent les travailleurs de Dell mais aussi du BTP, des Salins du Midi... La région est susceptible d'être la première en terme de demandeurs du RSA. Dans ce contexte une initiative des partis de gauche serait un formidable point d'appui. Si le gouvernement continue, c'est aussi parce que les partis n'apportent pas de réponse à cette situation. à ne pas engager le combat central pour interdire  les licenciements, les partis prennent la responsabilité de laisser la classe ouvrière se faire attaquer.Les journées d'action appelées par les syndicats ne peuvent faire reculer le gouvernement. La discussion est engagée avec une série de syndicalistes sur cette initiative.

A présent comment continuer ce regroupement ?

 

Paul : On ne peut pas rester isolé dans son coin, il faut regrouper à la base tous ceux qui veulent l'interdiction des licenciements.

 

Jean-Pierre : A la SNCF, avec la crise, pépie  a annoncé que l'entreprise n'embaucherait pas. Certes il y aune rancœur chez les collègues, mais ils n'ont pas envie de ne rien faire. Le nombre de signatures de l'appel au CNRS est en liaison avec les bagarres de ces 4 derniers mois.

 

Pierre : En effet, la mobilisation à présent faible contraste avec le constat général : on brade la recherche au nom du profit, c'est la même chose à l'hôpital...

Dans mon labo, c'est difficile de mobiliser. Peut-être y a-t-il eu trop d'appels ? Le 13 c'était décevant, peut-être faute de coordination, d'information de la part des syndicats.

De plus le gouvernement jouait sur du velours avec les élèves qui perdent une année.

 

David : Les mobilisations du 19 janvier et du 19 mars étaient massives. En 2003, les intermittents du spectacle avaient voté à Montpellier, en AG pour que la CGT appelle à la grève générale et prenne ainsi ses responsabilités ; mais une grève générale ça pose des problèmes politiques.

 

Catherine : En diffusant sur les marchés on perçoit le désespoir d'un grand nombre de travailleurs qui ne savent plus vers qui se tourner. La campagne pour les européennes ne règle pas les problèmes concrets : de salaire, de logement... Le vote du 29 mai 2005 a été bafoué ; il y a une très grande méfiance.

 

Pierre : C'est tout de même décevant de constater que les gens ne répondent pas aux appels à manifestation divers, sans grève donc peu coûteuses. Est-ce dû à la dureté du gouvernement ?


Michel : L'abstention prévue suscite une vive inquiétude parmi les partis politiques de gauche. Mais c'est la politique des dirigeants qui l'explique : ainsi le Parti de Gauche qui se déclare favorable à l'interdiction des licenciements ne veut pas l'assumer. Le PC a évolué, c'est le produit de l'action des comités : une rencontre est prévue après le 28 mai. Pour le moment les OS ont bloqué toute perspective d'appel à la grève générale interprofessionnelle, qui aurait le même contenu que la marche unie. Les salariés ont attentivement suivi les évènements en Guadeloupe, la grève générale serait préférable et moins douloureuse que les journées d'action répétées.

 

Audrey : Autour de moi, sur mon lieu de travail, personne ne soutient la politique de destruction du gouvernement, le rejet est général. Lors de la précédente réunion du comité nous avions décidé de nous adresser au NPA à l'occasion de son meeting électoral à Montpellier, qui a répondu : « bien sûr qu'il faut une initiative unitaire, on s'étonne que les syndicats ne le fassent pas. Ca ne peut pas être que les petits partis et on ne peut pas se substituer aux salariés en lutte » et n'a pas souhaité nous rencontrer pour discuter de l'interdiction des licenciements. Certes, ça viendra peut-être des travailleurs en lutte mais que font les partis maintenant, tout de suite, pas en 2012, pour les aider ?

 

Alban : Je ne crois pas que les travailleurs soient découragés, ils sont sceptiques : si le gouvernement n'a pas bougé après le 29 et le 19 où nous étions des millions, est-ce que proposer une initiative le premier mai  et une journée en mai puis en juin ça peut avoir un effet ?

Le PC dépose un projet de loi à l'Assemblée où ils sont minoritaires, sans l'appui de la mobilisation des masses : cela ne servira à rien. Si les partis de gauche consacraient un dixième de l'énergie déployée pour la campagne électorale pour organiser la marche unie, ils entraîneraient des millions de travailleurs. Les comités doivent continuer à prendre leurs responsabilités et s'adresser à ces partis.

 

Pierre : A mon avis 3 choses peuvent faire plier le gouvernement : la grève générale ou la marche unie, c'est évidemment ce qu'il y aurait de mieux, les étudiants qu'ils craignent, ou alors occuper une place dans les media par des actions visibles.

Peut-on faire signer la lettre autour de nous ? Comment ? Y a-t-il un site internet ?

 

Alban : Il y a aujourd'hui une trentaine de signatures, nous pouvons en obtenir 100 ou 150, mais il est important que le texte permette d'ouvrir une discussion. Je pense que la première hypothèse de Pierre est la meilleure ; en effet les media ne présentent pas les initiatives qui menacent réellement le gouvernement, qui vont vers la grève générale.

Le gouvernement a reculé parce qu'il a eu peur d'une jonction étudiants/ chercheurs/ profs.

 

Michel : Le gouvernement recule quand il y un mouvement massif surgi d'en-bas, comme dans le cas de la réforme des lycées. En Guadeloupe la force des manifestations c'était la force de la grève. Le terme de marche dit clairement qu'il s'agit d'un appel à la masse pour qu'elle se soulève.

 

Pierre : Peut-on discuter de l'appel, du mot d'ordre d'interdiction des licenciements, de la possibilité économique  de le faire... ?

 

Au terme de la réunion, le comité a décidé :

- de diffuser largement l'appel et le faire discuter, ainsi que le compte-rendu de la réunion,

- de mettre l'appel en ligne,

- de fixer la prochaine réunion au 16 juin à 20h30 au yam's, où la question soulevée par Pierre pourra être discutée.


Commenter cet article