Nouvelle lettre ouverte aux sections de Montpellier du PCF, PS, Parti de Gauche, NPA, Lutte Ouvière.

Publié le par POI Montpellier

Nouvelle lettre ouverte aux sections de Montpellier du PCF, PS, Parti de Gauche, NPA, Lutte Ouvière.

 

Chers camarades,


Nous nous permettons de vous écrire à nouveau concernant la campagne qui s'engage dans tous le pays pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements.

Nous vous avons écrit une première fois le 20 mars une lettre dans laquelle nous vous proposions une rencontre afin de discuter de la situation concernant la vague de licenciement que connait notre pays, et la réponse à y apporter pour sauver les travailleurs et leurs emplois.

A nos sollicitations, seul le Parti de Gauche a répondu, en indiquant que, bientôt, ils allaient tenir une permanence dans leur nouveau local à Montpellier.

Depuis cette première lettre, que s'est-il passé?

Pas un jour ne se passe sans que tombent les uns après les autres de nouveaux plans de  licenciements :



- 1200 emplois supprimés à Continental, 3000 avec les sous traitants sans compter les intérimaires remerciés depuis plusieurs semaines.

- 6000 emplois supprimés à PSA, en plus des 3550 déjà annoncés en décembre dernier.

- 798 licenciements annoncés à GSK (Glaxo)

- 561 emplois supprimés en Moselle sur le site d'Arcelor Mittal

- 300 emplois supprimés dans les usines de Timken de Colmar, Vierzon, Maromme

- Carlson Wagonlit Travel : 343 suppressions de postes

- Continental Clairoix (Oise) : 1 120 suppressions d'emplois

- Texas- instruments : 130 licenciements, 305 suppressions de postes

- Celanes chimie : site de Lacq, fermeture annoncée 300 emplois, Yara, Air liquide Lacq suppression de 200 emplois : au total, 2 000 emplois sont menacés dans le bassin de Lacq

- Faurecia (filiale PSA) : fermeture du site Auchel (Pas-de Calais) : 1 215 emplois

- Heuliez - Cerisay (Deux-Sèvres) : 1 000 emplois menacés

- Tasos Noisy-le-Sec (93) : 38 licenciements, 228 emplois menacés

- Siemens : 250 suppressions d'emplois

- Caterpillar 733 emplois supprimés

- Goodyear Amiens : 1 000 postes menacés de suppression

- Rencast fonderie aluminum (Bron) : 850 salariés menacés par la mise en liquidation judiciaire...


90 000 chômeurs en plus pour le seul mois de février. 13 500 suppressions de postes dans l'éducation. Les plans de licenciements correspondent à 2 licenciements par minute...


Dans son édition du 9 mars 2009, Midi Libre indique : « Les licenciements économiques grimpent en flèche. Le Languedoc-Roussillon n'échappe plus à la crise. Pour preuve, les licenciements pour motif économique ont beaucoup augmenté en janvier. Selon la direction régionale du travail, ils ont grimpé de 28 %, plus de 800 personnes s'étant inscrites au Pôle emploi pour cette raison. Une preuve que la situation économique et sociale se dégrade. Manquant de confiance dans l'avenir, les chefs d'entreprise embauchent, dans l'ensemble, de moins en moins, ne renouvellent plus autant qu'avant les CDD. Illustration : les offres d'emploi ont chuté de 32 %. La situation, qui n'est guère meilleure en Aveyron, risque de s'aggraver. »

A Areva de Lattes, la direction vient de mettre un terme aux CDD dans les branches cadres, marketing, dessin industriel. Dans la branche production, le plan social est tombé.

A Calberson, un ouvrier nous apprend : « les carnets de commande restent pleins, mais la direction abaisse le salaire horaire au minimum, en augmentant de surcroît la flexibilité avec le chantage « tu acceptes ou tu es viré » »

Enfin, nous apprenons qu'un plan social est programmé à Dell...



Camarades, dans ces conditions, comment comprendre votre silence? Qui, quel militant qui souhaite défendre sincèrement les intérêts de la classe ouvrière, quel travailleur, jeune, mère de famille, pourrait comprendre que les dirigeants des organisation ne s'unissent pas pour avancer dans la réalisation de l'unité pour que cette oeuvre de destruction soit arrêtée ?

Comment comprendre que quand il s'agit de discuter des prochaines élections européennes, la disponibilité et les débats soient au rendez vous, et que notre proposition de rencontre puisse rester lettre morte une seconde de plus ?


Des dizaines de militants du PCF, du PS, du Parti de Gauche, du NPA, ont commencé à répondre favorablement à notre proposition. 30 400 militants, jeunes et travailleurs, ont d'ores et déjà signé l'appel pour l'organisation d'une marche unie pour l'interdiction des licenciements. Peut-on attendre encore?

Il faut nous rencontrer au plus vite. C'est de l'avenir de notre pays, de la classe ouvrière, dont il est question.


Le bureau du comité de Montpellier du POI, le 6 avril 2009

 

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