300 au meeting de Ginestas

Publié le par POI Montpellier

300 au meeting de Ginestas

samedi 3 mars à 15h00 :

« unité pour l'interdiction des licenciements ! »



Extraits des interventions du meeting...

 

 

Didier Gadéa :

« L'Europe, c'est 175 000 hectares de vignes arrachées et plus encore demain, la fermeture de nos caves coopératives. Vignerons libres, nous voulons faire fructifier notre terre. Nous sommes solidaires des ouvriers qui sont aujourd'hui massivement privés de leur travail. La crise économique n'est pas de notre responsabilité, mais de celle des spéculateurs, elle rend l'unité des travailleurs indispensable. C'est pour ça que nous sommes ici, pour monter à Paris avec nos élus, nos organisations, les ouvriers et toute la population. »


Christian Jacques, facteur à Capestang, dans l'Hérault :

« On va vers un désert postal que le projet "Facteur d'avenir" va encore accélérer. Avec la suppression du monopole, il s'agit de privatiser en sacrifiant nos statuts et nos emplois. Il faut l'unité syndicale pour résister, mais, pour en sortir, il faut une réponse politique dans l'unité des travailleurs. Avec les élus, avec les partis, pour l'interdiction des licenciements, tous ensemble à Paris ! »


Jean Vialade :

« Le procès qui est fait à Gérard ranime ma révolte. Ils veulent le faire taire. Que veulent- ils faire de notre pays en détruisant sa viticulture ? 400 000 hectares arrachés, c'est 200 000 emplois supprimés. C'est aussi la destruction des caves coopérativesau profit des grandes familles d'exploiteurs. Nous ne sommes pas d'accord. Ce sont les banques coopératives qu'ils privatisent, c'est la Sécurité sociale qu'ils démolissent. Mais n'est-ce pas contre les privilèges que le peuple a fait la révolution en 1789 ? »


Pierre Blondeau :

« Je suis secrétaire de la  cellule de Saint-Pons-de-Thomières du PCF. Face à la situation, nous devons être crédibles vis-à-vis du  peuple. Il faut que tous les partis s'allient vraiment, en laissant de côté leurs divisions. Il faut maintenant en finir avec cette politique, et pour cela nous sommes d'accord pour construire les comités d'unité pour la marche sur Paris pour l'interdiction des licenciements. »


Eric Truel, syndicaliste à EDF :

« Que s'est-il passé entre la tempête de 1999 et celle de 2008 ? EDF a été ouverte au capital, GDF bradée à Suez et des milliers de familles sont restées sans gaz ni électricité. Beaucoup de sites ont été fermés à Bédarieux, Lodève, Saint-Pons, Sallèlesd'Aude, là où justement les dégâts de la tempête ont été les plus importants... et on nous an nonce encore la fermeture de sites. Il faut renationaliser. Il faut un parti ouvrier pour le dire et pour dire qu'il faut rompre avec l'Union euro péenne. »

 

Pascal Gasquet, directeur d'école maternelle à Beaucaire :

« Je constate la dégradation de la situation des familles qui fréquentent mon établissement, comme celle des conditions d'enseignement, la destruction de l'aide personnalisée avec la fin des RASED et la suppression des postes, la création au sein des maternelles de "jardins d'éveil". Mais parents, élus et enseignants exigent le retrait de ces contreréformes. Si, pour interdire les suppressions de postes, il faut dans l'unité marcher de Beaucaire à Paris, nous le ferons ! »


Magali, lycéenne à Montpellier, membre de l'AJR :

« Nous avons demandé à des dizaines de jeunes des témoignages sur leurs conditions de vie, d'études et de travail : défense du bac national, des diplômes nationaux, protection contre l'individualisation de nos droits, retrait de la réforme Darcos, témoignages sur la précarité et la cherté du logement étudiant, sur la difficulté à financer les études et trouver un travail rémunéré, ce qui conduit certaines à la prostitution ! La jeunesse dresse un acte d'accusation contre le sort qui lui est réservé. C'est ici et maintenant qu'il faut l'unité... pour sauver la jeunesse ! »


Daniel Gluckstein :

 « 90 200 chômeurs de plus en janvier, 1 million d'ici à la fin de l'année, de 6 à 7 millions dans le pays, de 14 à 20 millions avec les jeunes, le travail précaire. Il faudrait 30 milliards d'euros pour empêcher qu'un million de travailleurs soient au chômage. Ce serait impossible ? Alors que l'on nous dit que les 428 milliards donnés aux banques ne grèvent pas le budget ! Confisquons les avoirs des banques, mettons-les au service des hôpitaux et des écoles ! Alors que les capitalistes parlent de réquisitions des avoirs des banques pour eux-mêmes, pourquoi la classe ouvrière n'en parlerait- elle pas pour elle-même ? Le POI a pris l'initiative de cette campagne pour l'interdiction des licenciements. Nous nous sommes adressés à tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier. Nous avons rencontré la direction du PCF. Nos positions convergent sur l'interdiction des licenciements. Ce n'est pas une exigence maximum, c'est une exigence minimum. Si tous les partis de gauche appellent à la marche unie sur Paris, c'est des dizaines de millions qui seront dans la rue, et alors ce qui n'était pas possible deviendra possible! »


Gérard Schivardi conclut le meeting en remerciant Marcel Compes, maire de Ginestas, le premier à avoir pris position contre son inéligibilité, et rejoint par 1 500 élus et 5 000 citoyens :

« Pendant que les citoyens sans abri meurent de froid, la BCE donne 1 400 milliards aux spéculateurs et Sarkozy 428 ! Qui va payer ? C'est le peuple, par la fermeture des services publics ! Organisons ensemble la marche unie sur Paris : le peuple ne comprendrait pas que les partis qui se réclament de la classe ouvrière ne s'unissent pas pour interdire les licenciements. Unissonsnous et des milliers nous rejoindront, comme ces viticulteurs qui ont, en assemblée des caves coopératives au village du Pouget, voté à l'unanimité la nécessité de monter massivement à Paris. On n'est pas d'accord sur tout, bien sûr, mais ne peut-on pas, aujourd'hui ensemble construire des comités pour organiser la marche unie sur  Paris, pour l'interdiction des licenciements ? »


Compte rendu établi par YVES GONZALES, paru dans Informations ouvrières n°37.

 

 


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