Meeting du 13 janvier à Mailhac (11)

Publié le par POI Montpellier

Le comité POI de Montpellier était présent au meeting de Mailhac, qui s'est déroulé le 13 Janvier à 18h30 à Mailhac.

Ci dessous, plusieurs articles de presse, une dépêche de l'AFP, et des photos prises au moment du meeting.






MAILHAC (Aude), 13 jan 2009 (AFP) - 20h14

Cantonale: Gérard Schivardi (POI) lance une campagne contre son invalidation

Gérard Schivardi, un des secrétaires du Parti ouvrier indépendant (POI), a lancé mardi soir à Mailhac (Aude) une campagne contre l'invalidation de son élection aux cantonales de mars 2008 faute d'avoir établi un compte de campagne et a confirmé qu'il ferait appel devant le Conseil d'Etat. Devant plusieurs centaines de personnes dont de nombreux élus locaux réunis dans la salle des fêtes de Mailhac, dont il est maire, l'ancien candidat à la présidence de la République (en 2007) a fait état du soutien de "plus de 60 maires et élus", dont de nombreux responsables socialistes de l'Aude, bien qu'il ait quitté le PS il y a plusieurs années, et de plusieurs députés socialistes et communistes. Le tribunal administratif de Montpellier a invalidé son élection le 6 janvier et l'a condamné à un an d'inéligibilité après le rejet de ses comptes de campagne. "J'ai payé de ma poche l'impression d'invitations à une réunion électorale pour 223,45 euros, j'avais décidé de ne pas demander remboursement à l'Etat, car c'étaient mes seuls frais de campagnes," a-t-il expliqué lors de cette réunion publique. M. Schivardi a indiqué avoir reçu 1.500 courriels de soutien et a précisé qu'il allait faire appel devant le Conseil d'Etat, ce qui lui permettra de conserver son siège en attendant la décision de la haute juridiction administrative. Lors de cette réunion publique, à laquelle participait Daniel Gluckstein, autre secrétaire national du POI et responsable de sa composante trotskiste, Gérard Schivardi a diffusé un document de 8 pages reprenant les principaux messages de soutien sous le titre: "Gérard Schivardi invalidé, suffrage universel bafoué, ensemble refusons l'arbitraire!" L'appel mentionne notamment un message du président du Modem François Bayrou: "je suis indigné, je vous soutiens dans toutes les démarches !" Lors des élections cantonales de mars dernier, M. Schivardi avait été réélu dans le canton de Ginestas (Aude), avec plus de 62% des voix au second tour.





Cantonales Gérard Schivardi : « Je ne suis pas un voleur »

(Midi Libre, 14.01.09)



RAPPEL
Gérard Schivardi
a été déclaré inéligible par le tribunal administratif
Touché en plein coeur. Devant la centaine de personnes venue le soutenir, hier soir, dans la salle des fêtes de Mailhac, Gérard Schivardi n'a pas pu s'empêcher de craquer. Ému, mais bien décidé à mener la bataille suite au jugement du tribunal administratif de Montpellier (lire Midi Libre du 7 janvier) qui annule son élection au conseil général de l'Aude et le rend inéligible pendant un an.

Du moins, en théorie, car le maire de Mailhac et son avocat ont décidé de faire appel auprès du Conseil d'État dans les trois semaines qui arrivent. « Quand j'ai appris le jugement, je ne voulais pas faire appel. Je ne voulais plus exercer mes mandats, ni de conseiller général, ni de maire... Je ne suis pas un voleur ».
Gérard Schivardi, un genou à terre ? C'était sans compter les témoignages de soutien par milliers qui lui sont venus du département, de la région, et d'ailleurs (lire ci-contre). Certains dénoncent « l'injustice », d'autres crient « au complot politico-judiciaire ». Mais hier soir, entouré de Daniel Gluckstein (Parti ouvrier indépendant) et des élus voisins, Gérard Schivardi a fait front et lancé officiellement une campagne contre l'invalidation de son élection en mars dernier. « Je vais faire circuler un appel et un bon de soutien auprès de toutes mes connaissances à travers le pays. Ce qui m'importe vraiment, c'est que le vote des électeurs du canton de Ginestas soit respecté » , a-t-il déclaré.
Une fois l'appel déposé, le Conseil d'État aura six mois pour se prononcer. M e Moreau, l'avocat de l'élu « a bon espoir. La probité et la sincérité de M. Schivardi n'ont pas été remises en cause, il a toujours joué la transparence, donc on espère une lecture plus souple de la loi » .
En attendant, Gérard Schivardi peut continuer d'exercer le mandat que 62 % des électeurs lui ont confié lors des dernières cantonales. Avec tout l'engagement qu'on lui connaît.

Élodie VALLEREY

AUDE - Cantonale : Gérard Schivardi (POI) lance une campagne contre son invalidation

(Midi Libre, 14.01.09)


Gérard Schivardi, un des secrétaires du Parti ouvrier indépendant (POI), a lancé mardi soir à Mailhac (Aude) une campagne contre
l'invalidation de son élection aux cantonales de mars 2008 faute d'avoir établi un compte de campagne et a confirmé qu'il ferait appel devant le Conseil d'Etat.

Devant plusieurs centaines de personnes dont de nombreux élus locaux réunis dans la salle des fêtes de Mailhac, dont il est maire, l'ancien candidat à la présidence de la République (en 2007) a fait état du soutien de "plus de 60 maires et élus", dont de nombreux responsables socialistes de l'Aude, bien qu'il ait quitté le PS il y a plusieurs années, et de plusieurs députés socialistes et communistes.



Des soutiens par milliers (Midi Libre, 14.01.09)


Des soutienspar milliers
Suite à la décision du tribunal administratif de Montpellier d'invalider son élection (Midi Libre du 7 janvier), Gérard Schivardi a reçu des « dizaines et des dizaines » de messages de soutien. Extraits : « Je suis indigné, je vous soutiens dans toutes les démarches que vous entreprendrez »

(François Bayrou, président du MoDem).
Les secrétaires nationaux du POI (Parti ouvrier indépendant) : « 223,45 €, ce n'est qu'un prétexte ils veulent empêcher les maires de se battre »
(Jean Markun).
« Je suis indigné. La République ne s'honore pas de telles décisions »
(Claude Jenet).
« Je n'admets pas la décision du tribunal administratif vu la modicité de la somme. Je t'encourage à te battre » (Marcel Rainaud, président du conseil général de l'Aude).
« Je peux affirmer que sa probité n'a d'égale que sa verve. Passionné de la République, je ne le crois pas capable de la flouer de quelque manière que ce soit » (Viviane Durand, maire de Sainte-Valière).
« Du fait d'une erreur technique mineure et sans conséquence sur l'issue du scrutin, il serait préjudiciable que notre canton soit privé d'un conseiller général qui s'investit pleinement au quotidien dans son rôle d'élu départemental »
(Alain Fabre, maire de Bize-Minervois). « Invalider une élection avec une majorité de 62 % pour 224,35 € payés par M. Schivardi sans aucune prise d'intérêt personnelle, c'est fou ! A combien se montent les frais occasionnés pour le contribuable par cette invalidation ? » (M. Guillem , habitant de Mailhac).


Mailhac. Gérard Schivardi, inéligible pour... 220 euros (la dépêche)

Après son invalidation par le tribunal administratif, l'ex conseiller général relève la tête.


G érard Schivardi constamment au bord des larmes, Jean Vialade, 82 ans, figure de la Résistance viticole qui se lève pour un discours enflammé de plusieurs minutes, abondamment applaudi : l'émotion était très vive, hier soir à Mailhac, où « maires, élus, militants, citoyens » de toutes tendances étaient invités à participer à un meeting d'unité en soutien à Gérard Schivardi. Le maire de Mailhac, invalidé de son mandat de conseiller général sur décision du tribunal administratif de Montpellier, pour avoir versé de sa poche lors de la campagne des cantonales, 223,45 euros qui auraient dû être financés sur un compte de campagne. Invalidé et frappé d'une inéligibilité d'un an. Dès l'entrée dans la salle, chacune des trois cents personnes présentes avait reçu un dépliant de 8 pages sur lequel figurait une impressionnante liste de soutien des élus à Gérard Schivardi : Marcel Rainaud, président du conseil général de l'Aude, mais aussi sénateurs et députés audois, maires, et autres élus, ensemble pour clamer leur incompréhension d'une sanction aussi dure envers un élu unanimement considéré comme droit, honnête, et fervent défenseur des valeurs républicaines mais aussi du Service public à la Française. L'homme élu avec 63 % des voix, et dont même des adversaires politiques reconnaissent volontiers l'intégrité. Hier soir, à mots (tout juste) couverts, Gérard Schivardi laissait entendre qu'il était victime d'une décision politique, pour ses combats : rappelant le fait que Mailhac dont il est maire, avait été l'une des premières communes à refuser d'appliquer le Service minimum d'accueil dans les écoles ou encore ses combats pour les communes ou les départements. « Gérard, les hommes comme toi dérangent, parce qu'ils sont honnêtes et qu'on ne les achète pas » lançait Lydie Faure, représentant Éric Andrieu, vice-président du conseil régional, et secrétaire fédéral du parti socialiste audois. « Tous les citoyens du vignoble soutiennent cet homme honnête et qui parle vrai. Si l'on punit les gens honnêtes tandis que les gougnafiers détournent en toute impunité les fonds publics, on entre dans une période où le peuple saura se faire entendre » ajoutait Jean Vialade.

« Oui, nous allons faire appel » confirmait Gérard Schivardi. Un appel devant le conseil d'État, une décision qui n'a pas été évidente, pour celui qui l'an dernier n'avait pas hésité à briguer la fonction suprême « lorsque j'ai appris la décision d'invalidation, j'étais complètement sonné. J'ai pensé à tout laisser, ne plus exercer de mandat ».

L'homme blessé, un genou à terre, a hier soir, pu relever la tête, soutenu par élus et électeurs. En attendant la décision des juges « pour rétablir l'honneur bafoué de Gérard ».





L'ex-candidat à la présidentielle Gérard Schivardi inéligible: "Si les règles doivent être suivies, alors qu'elles soient appliquées à tout le monde" (le Post, 14.01.09)



L'ancien candidat à la présidentielle, Gérard Schivardi vient d'être démis de son mandat de conseiller général de Ginestas dans l'Aude par le tribunal administratif de Montpellier.

Le maire de Mailhac a été également déclaré inéligible pour un an.

Que lui  reproche le tribunal administratif de si grave?

En mars dernier, à l'occasion de la campagne des cantonales, Gérard Schivardi n'a pas ouvert de compte de campagne.

Il a néanmoins réglé une facture d'imprimerie de ses deniers propres pour un montant de 223,45 euros.

A la suite de sa réélection, ses comptes de campagne ont été rejetés et son dossier transmis au tribunal administratif.

Son avocat, Me Moreau, a précisé que « c'est une erreur administrative que M. Schivardi a toujours reconnu. Lors de l'audience du 1er décembre, le commissaire du gouvernement avait admis qu'on pouvait lui accorder la bonne foi. »

Oui, mais voilà, le tribunal administratif vient de le sanctionner.

Une sanction bien lourde pour moins de 300 euros...

Gérard Schivardi a déclaré qu'il se sentait « profondément touché » par cette décision du tribunal administratif, surtout par rapport aux faits qui lui sont reprochés.

"Quelle confiance peut-on faire à la justice de notre pays"? se demande Gérard Schivardi.

.Et le conseiller général de Ginestas d'ajouter :

"On voit des gens qui ont été condamnés pour des prises illégales d'intérêt et qui ne sont pas démis de leurs fonctions. Si les règles doivent être suivies, alors qu'elles soient appliquées à tout le monde".

Gérard Schivardi a l'intention de faire appel de cette décision devant le Conseil d'Etat.

Un appel qui est suspensif...

En mard dernier, Gérard Shivardi avait été élu avec 62% des voix.








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