Darcos a reculé sur la contre-réforme des lycées : Pécresse, Frêche et leurs alliés doivent reculer sur la destruction des universités : retrait du plan campus et de la LRU !

Publié le par poi_montpellier

Darcos a reculé sur la contre-réforme des lycées :

Pécresse, Frêche et leurs alliés doivent reculer sur la destruction des universités : retrait du plan campus et de la LRU ! Défense des IUT et des DUT !



Le comité du POI de Montpellier a pris connaissance des multiples déclarations des présidents d'universités concernant le plan campus/UMSF, et les PRES, ces pôles de compétitivité où les agents publics seraient mis à disposition des patrons locaux.


Le jeudi 8 décembre, la présidente de Montpellier 3 expliquait à l'ensemble des étudiants et des personnels de Montpellier 3 : « le ministère nous annonce que nous devrons rétrocéder 12 postes en 3 ans, dont 6 cette année (au choix, enseignants ou BIATOS, de l'UPV ou de la BIU). Ainsi, selon les critères nouveaux, notre université est passée d'une situation de sous-encadrement reconnu (l'UPV occupait les 70e et 71e rangs parmi les universités) à l'affirmation d'un sur-encadrement. »


Dans 8 universités (Paris-VIII, Besançon, Grenoble-III, Montpellier-III, Rennes-II, Paris-IV, la Réunion et Caen), les présidents se sont exprimés publiquement pour dénoncer les montages financiers du ministre pour asphyxier le budget des universités.

La très gouvernementale CPU (conférence des présidents d'universités) est même allée jusqu'à s'abstenir sur le vote du budget au sein du CNESER.


Certes, des manœuvres et des reculs partiels vont voir le jour pour chercher à recoller les morceaux, pour sauver malgré tout le plan campus. Il n'empêche : cette crise montre que dans la situation actuelle, la résistance des étudiants et des personnels/profs/chercheurs provoque des secousses aux plus hauts sommets des services administratifs.


La loi d'autonomie des universités (LRU) et le plan campus apparaissent pour ce qu'ils sont : un moyen supplémentaires de détruire l'université publique, à travers la redéfinition des diplômes, le montage des PPP (partenariats public/privé) et la casse du statut des personnels des Universités et du CNRS.


Ceux qui (élus UMP, PS, PC, LCR/NPA, Verts...) ont expliqué depuis des mois que les universités allaient bénéficier dans le cadre du plan « campus » d'un « financement supplémentaire »[1] nous ont menti depuis le début.


Pour les étudiants, le plan campus ne pourrait apporter qu'une accélération de la déqualification. Voici ce que contient ce plan de privatisation pour les diplômes :


« - l'intégration systématique dans les cursus de modules liés à l'insertion professionnelle, y compris au niveau doctoral...

- la généralisation de stages en milieu professionnel, avec mise en place d'une banque de stages mutualisé;

- l'individualisation progressive des parcours de formation...

- la création de parcours professionnalisants... »


Exactement ce que souhaitent l'Union européenne, le MEDEF et le gouvernement Sarkozy : remplacer les études par des stages gratuits ou sous-payés !


Au moment où des centaines d'étudiant de l'IUT de Montpellier manifestent tous les jours, le comité POI se prononce immédiatement pour l'abandon du plan Campus, des PRES, du plan « licence », et de la LRU, pour la défense des IUT et des DUT. Le ministère doit entendre les étudiants !


Darcos a reculé sur la réforme des lycées ?

Ils doivent tous reculer !



[1] Rappelons tout de même les déclarations des uns et des autres au moment du vote au conseil municipal du  où pas un élu n'a osé voté contre le plan « campus » : « Montpellier... se doit de figurer parmi les dix [universités à être retenue par Pécresse dans le cadre du plan Campus] : il s'agit d'une grande chance historique pour notre ville » (Mandroux, PS) ; « Je suis ravi de constater que Mms le maire soutient d'action de la ministre Valérie Pécresse !... nous voterons ce vœu et appuierons à Paris la candidature de Montpellier » (Domergue, UMP) ; « C'est un rendez vous historique pour notre ville. Tout le monde se mobilise sur ce projet, les grandes entreprises en tête » (Marc Dufour, ex patron d'Air Littoral ayant licencié des centaines de salariés, ex UDF) ; « Il est difficile de dire non » (Roumegas, Verts) ; « Même si nous souhaiterions que ce soit toute la France qui soit pole universitaire, nous soutiendrons la candidature de Montpellier » (Michel Passet, PC) ; « Le plan Campus décide de donner des moyens nouveaux et une visibilité internationale à 10 ou 15 universités... La dynamique du plan Campus va augmenter le nombre d'étudiants à Montpellier. » (Francis Viguier, LCR)

 De la droite à l'extrême gauche, chacun est venu apporter sa petite pierre à la privatisation des universités.


Publié dans Enseignement

Commenter cet article