Après les 200 000 grévistes du 20 novembre, plus que jamais : l’action unie permettra de faire reculer l’Union européenne et Darcos !

Publié le par poi_montpellier

Après les 200 000 grévistes du 20 novembre, plus que jamais : l'action unie permettra de faire reculer l'Union européenne et Darcos !

Du primaire au supérieur : retrait des contre-réformes Darcos/Pécresse !



Nous sommes des enseignants, membres du Parti Ouvrier Indépendant de Montpellier. Nous étions plus de 200 000 partout en France, au bas mot 5000 à Montpellier, à battre le pavé. Après cette manifestation, qui montre que les collègues répondent présent lorsque les organisations syndicales appellent à faire grève en semaine :

Que se passe-t-il maintenant ?

Alors que Darcos n'a renoncé à aucune de ces contre-réformes qui menacent immédiatement 13 000 postes d'enseignants pour la rentrée prochaine, on nous propose partout des « actions individuelles » de « résistance citoyenne » ou encore de « forum social-éducatif »[1].

Tout cela  sans poser la véritable question de l'abrogation des décrets Darcos pour le primaire, ni du retrait de la contre réforme des lycées dans le secondaire.

Nous le disons clairement : s'il s'agit d'en finir avec les contre-réformes Darcos, alors la seule chose qui fera reculer le gouvernement, c'est la grève, unis avec les organisations, la grève comme facteur collectif de résistance, la grève pour le retrait des mesures du gouvernement, pas pour autre chose. Non, nous ne nous laisserons pas isoler dans des actions individuelles qui mettent les collègues sous le coup des sanctions !


Alors que le gouvernement continue à détruire l'éducation, ne faut-il pas un parti qui aide à combattre contre les plans de l'Union européenne.


Plusieurs collègues, dans les salles de profs, parlent de la crise du PS. Une enseignante demande : « comment comprendre cette bagarre pour des postes et des places, alors que nous avons tant besoin d'une véritable opposition à la politique actuelle ? ».

Cette situation, qui menace aujourd'hui ouvertement l'existence des partis politique comme de toutes les organisations de la classe ouvrière, ne découle-t-elle pas justement de l'acceptation, par la droite et la gauche, ainsi que l'extrême gauche, de l'Union européenne et du régime de la propriété privée des moyens de production ? Ne faut-il pas au moins en discuter ?


Ce qui se passe dans l'éducation se passe aussi à la Poste, dans les hôpitaux, dans la sidérurgie : que va-t-il rester de ce pays ? Comment s'en sortir ? N'est-il pas nécessaire de se regrouper dans un parti qui ait le courage d'affirmer :


A bas l'Union européenne, ses directives, ses coupes dans les budgets sociaux !

Retrait des décrets Darcos, de la contre-réforme des lycées, de la masterisation des concours !

Retrait du plan de sauvetage des banques :

 les 360 milliards pour l'éducation, les hôpitaux, pas pour la spéculation !


Le POI a décidé de convoquer une conférence des délégués pour l'unité pour mettre un coup d'arrêt à cette politique. De toute la France, des délégués vont discuter de la situation. Informations Ouvrières en fera le compte rendu.

Nous en appelons à tous : préparons cette conférence, ouvrons la discussion.



[1]  Pour la LCR/NPA : « des actes de désobéissance civils et pacifistes commencent à s'organiser. » « C'est par un vaste chahut gréviste qu'enseignants et parents se doivent de répondre aux attaques du ministre ». Des « actes individuels » pour organiser un « vaste chahut » : est-ce là le combat réel et sérieux pour faire reculer le gouvernement et l'Union européenne ? Poser la question, c'est y répondre.



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