NON au parking payant à l'hôpital public !

Publié le par poi_montpellier

« NON au parking payant à l'hôpital public ! »

 

La direction du CHU a décidé de faire payer le parking réservé aux usagers de l'hôpital sur le site Lapeyronie - Arnaud de Villeneuve.L'argent ainsi collecté  devrait servir à « l'entretien du CHRU et à son bon fonctionnement » (midi libre Août 2008).

Comment accepter que les patients, leur famille, les accompagnants, soient obligés de payer pour venir se faire soigner dans un hôpital public ?

Est-ce aux patients à entretenir les locaux ?


D'où vient la pénurie dans les hôpitaux?


Depuis l'instauration de la T2A (tarification à l'acte) le financement de l'hôpital n'est possible qu'avec ce qui rapporte : les actes rentables. Les hôpitaux publics sont mis en faillite, les personnels représentent trop de dépenses, les médecins prescrivent encore trop.          

Après les franchises médicales, le déremboursement de nombreux médicaments, la limitation de la prise en charge à 100%, le développement des assurances privées et la privatisation rampante de la sécurité sociale, la fermeture annoncée de centaines d'hôpitaux dans ce pays ( Cl.Evin, président de la Fédération Hospitalière de France a établi la carte des 240 hôpitaux sujets à restructuration, mutations  ou fusion), voici une nouvelle attaque contre le pouvoir d'achat des patients, une nouvelle attaque dans la limitation d'accès au service public sur le CHU de Montpellier.

Les usagers clament leur mécontentement : « Tout devient payant, même la santé, on va devenir bientôt des Américains, c'est dégueulasse », « C'est un hôpital le parking devrait être gratuit, au lieu de cela, il coûte cher ».

Ces atteintes au droit de se soigner, cette accélération de la destruction de l'hôpital public, sont étroitement liées à la mise en œuvre de le politique de régionalisation impulsée par Bruxelles et ses futures Agence Régionales de Santé (ARS) : il faut en effet respecter les règles du pacte de stabilité inscrit dans les traités de Maastricht et Lisbonne, soumettre  l'hôpital  à des règles strictes de gestion dépendantes de l'enveloppe fermée de la région à laquelle il appartient. C'est le but des futures ARS  de Mme Bachelot et de la loi « Patients - Santé - Territoires ».

Toutes les mesures visant à réduire le déficit public d'exploitation de l'hôpital : en faisant des économies sur les personnels, en supprimant des postes, en généralisant la polyvalence des personnels, en supprimant des lits, et maintenant en faisant payer l'accès voiture à l'hôpital, auront des conséquences désastreuses sur l'accessibilité et la qualité des soins délivrés aux patients.

Nous nous adressons à Madame Mandroux, maire de Montpellier : ne devriez vous pas prendre position pour le retour à la gratuité, pour que les travailleurs ne voient pas leur pouvoir d'achat se dégrader encore plus ? Ne devriez vous pas exiger le retour à la gratuité ?

Ce n'est pas à la classe ouvrière de faire les frais de la politique de destruction des hôpitaux imposée par Bruxelles !





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