Maintenant le gouvernement doit satisfaire les revendications des viticulteurs !

Publié le par poi_montpellier

Maintenant le gouvernement doit satisfaire les revendications des viticulteurs !


Communiqué national du POI.


12000 viticulteurs de l'Aude, de l'Hérault, du Gard et des Pyrénées orientales ont manifesté à Montpellier ce mercredi 25 juin.

Après les manifestations de Nîmes, et Carcassonne ils se sont rassemblés une nouvelle fois avec leurs famille, leurs élus, leurs organisations pour dire: « cela ne peut plus durer , nous voulons vivre de notre travail. »

Comme l'a dit l'un d'entre eux : « lorsqu'un viticulteur pose le pied sur le sol le matin, il perd déjà de l'argent ». Tout le monde le sait : c'est l'Union européenne qui a imposé l'arrachage de 220 000 hectares de vignes depuis Maastricht et qui refuse aujourd'hui de payer les primes. C'est l'Union européenne qui au nom de la concurrence libre et non faussée organise l'importation massive de vin d'Afrique du Sud, d'Argentine et d'Australie....

C'est la politique de l'Euro fort imposée par la BCE qui bloque la vente des vins du Languedoc à d'autres pays. C'est la spéculation sur le pétrole (profitant à l'Etat levant les taxes) qui est responsable de l'augmentation des coûts de production !

Aux revendications légitimes des viticulteurs, le gouvernement répond par la répression. Le Parti ouvrier indépendant lance un appel solennel : à quoi veut-on aboutir ?

Cherche-t-on à pousser toute une profession à la faillite ? Cherche-t-on à pousser tous les viticulteurs au désespoir ? Cherche-t-on à créer une situation où toute issue serait fermée ?

S'engager dans cette voie ce serait faire courir les plus graves dangers à tous les viticulteurs et au delà, à tout le pays. Le POI le dit solennellement : les viticulteurs sont dans leur droit lorsqu'ils exigent du gouvernement qu'il cesse d'obéir à l'Union européenne et qu'il prenne ses responsabilités pour protéger les viticulteurs de la faillite en satisfaisant leurs revendications. Si la manifestation des 12 000 viticulteurs à Montpellier n'a pas réussi à faire entendre au gouvernement leurs légitimes revendications, quelle autre issue leur reste-t-il que la montée à Paris. N'est-ce pas ce qu'a voté en janvier 2006 l'assemblée générale des vignerons l'assemblée de 700 viticulteurs des caves coopératives réunis au Pouget janvier 2006 ?

La montée de tous les viticulteurs du Languedoc, avec leurs familles, leurs organisations, leurs élus, appuyée par tous les partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie, pour aller là où ça se décide : au siège du gouvernement Sarkozy qui assure la présidence de l'Union européenne à partir du 1er juillet pour leur dire :

« Vous devez satisfaire les revendications des viticulteurs et non de satisfaire celle de Bruxelles.

Maintenant, tout de suite vous devez :

- bloquer le prix du gaz oïl à 0,40 €

- décider le moratoire des dettes envers les banques

- imposer aux centrales d'achat un prix minimum d'achat du vin pour que le viticulteur, comme le pêcheur, le paysan ou l'ostréiculteur puisse vivre de son travail. »




Photo prise lors de la manifestation : 

 





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